Bears of Legend: Un doux parfum de nature

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 15 octobre 2013
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Après avoir offert quelques spectacles dans l’Est-du-Québec au cours de l’été, la formation Bears of Legend s’amène au Centre des congrès de Sept-Îles, le 18 octobre à 20h, pour présenter les chansons de son premier disque «Good morning, Motherland». C’est là un album à la sonorité plutôt folk où le thème de la nature occupe une place importante.

Sur la Côte-Nord, il est peu courant de recevoir un groupe composé de sept membres, car un tel nombre représente un défi important sur le plan de la logistique et s’accompagne souvent d’importants frais de transport. Pour remédier à la situation, la formation Bears of Legend, composée de Christelle Chartray, Guillaume Grenier, Jean-François Grenier, David Lavergne, Francis Perron, Jacynthe Poirier-Morand et Claudine Roy, s’est procurée un minibus scolaire jaune pour assurer le transport des membres de son équipe de tournée et de son équipement.

«Dès le départ, on s’est affiché comme un groupe de sept membres. Au départ, c’est surtout Jean-François et moi qui avons commencé à gratter la guitare au chalet familial pour écrire et composer des chansons. Le premier disque est surtout composé à partir de ma vision, de mes idées, a expliqué le chanteur du groupe, David Lavergne. Pour le prochain, les compositions vont venir davantage de l’ensemble du groupe. On va essayer de tous pousser dans la même direction pour qu’il soit le résultat d’un véritable travail d’équipe.»

Pour Bears of Legend, cette force du nombre ne représente pas un handicap quelconque puisqu’elle lui permet d’adopter de riches instrumentations dans son répertoire musical et de le transposer sur scène. «Pour nous, c’est loin d’être un handicap. Au contraire, ça élargit les horizons et ça augmente les possibilités, a-t-il affirmé. En spectacle, la force du nombre pèse dans la balance. On essaie de ne pas trop en mettre, mais ça nous donne de la matière pour créer un large éventail d’émotions dans une même pièce. »

La nature : un acteur important
Sur le disque « Good morning, Motherland », la nature occupe une place importante. On retrouve aussi là une forte présence de sonorités autochtones, ceci étant dû, entre autres, à la présence de la flûte autochtone. «Mon père a toujours été bien dans le bois. Il aimait se fondre à la nature. C’est un intérêt qu’il m’a transmis, a confié David Lavergne. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis tombée très jeune dans les contes et légendes. Je suis très attiré par la musique amérindienne. Je voulais y faire un clin d’œil. Dès le départ, je voulais que nos textes soient simples et qu’ils respirent. Qu’ils soient à l’image de la culture autochtone.»

Dans ses chansons, le groupe a pris le pari de ne pas tenir un propos humoristique. Celui-ci essayant alors de jeter un regard réaliste sur le rapport que l’humain entretient avec la nature, ce qui ajoute une très belle profondeur à son répertoire musical qui n’a rien de moralisateur. «C’est vrai que l’album est très profond, admet David Lavergne. Il est très introspectif. Dans le spectacle, on peut rire un peu, car on se permet parfois de belles envolées folkloriques. Oui, on sourit, mais jamais on ne rit à en pleurer. Ce sont les histoires qu’on raconte entre chaque chanson qui font la balance.»

Lorsqu’elle est sur scène, la formation Bears of Legend arrive très rapidement à créer une connexion avec le public. Son chanteur aimant bien raconter des histoires et les transformer. Une formule qui semble plaire aux gens puisque la réception est bonne. Une approche qu’il entend conserver tout au long de son parcours. «Tout le monde a des histoires incroyables à raconter, c’est juste qu’on les oublie et qu’on n’a pas pris l’habitude de les raconter. Il est évident que le prochain disque sera composé à partir d’histoires racontées par les membres du groupe», conclut-il.

(Photo : Guillaume Grenier)

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