Genest-Jourdain plaide pour la protection des eaux navigables

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 21 novembre 2012
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Le député fédéral de Manicouagan Jonathan Genest-Jourdain s’inquiète du projet de modifications de la Loi sur la protection des eaux navigables par le gouvernement canadien. En raison du grand nombre de rivières et de cours d’eau dans la région, il estime que les nouvelles dispositions seraient désavantageuses pour la population.

La loi actuelle sur la protection des eaux navigables impose notamment que les projets de construction sur les cours d’eau, où la navigation est régie par la loi fédérale, soient autorisés par le ministère des Transports après une évaluation environnementale. Dans le projet de loi C-45, le gouvernement propose de limiter les effets de la loi sur la protection des eaux navigables à trois fleuves, 97 lacs, 62 rivières et autres cours d’eau à la grandeur du pays.

M Genest-Jourdain dénonce ce projet de loi et craint pour les 95 bassins versants et les innombrables cours d’eau de la région. «Les conservateurs tentent de mettre de l’avant des réformes afin de concorder avec l’agenda des minières et des industries. Ils veulent éluder les aspects environnementaux et sociaux. Le gouvernement cherche à se décharger de ses responsabilités auprès des promoteurs d’un projet», a déploré le député lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au chalet scandinave Shipit, près de la rivière Moisie.

Plus concrètement, l’élu fédéral pense que ces modifications législatives empêcheront les citoyens de naviguer librement pour se rendre par exemple à leur chalet. Le député de Manicouagan s’interroge également sur le fait qu’une grande partie des plans d’eaux qui ne seraient pas touchés par les modifications législatives soit située dans des circonscriptions représentées par des députés conservateurs.

M. Genest-Jourdain explique que les élus néo-démocrates ont décidé massivement de dénoncer le projet de loi du gouvernement fédéral. Le parti pense qu’il y a un doute sur la partisanerie entourant cette opération.

Les arguments du gouvernement
Le ministre des Transports, de l’Infrastructure, des Collectivités et de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, justifie le changement de la loi principalement pour des raisons économiques.

«Depuis des années, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les administrations municipales nous demandent de faciliter la tâche aux collectivités qui souhaitent construire des infrastructures importantes qui créent des emplois, tels que des routes, des ponts et des quais», a-t-il déclaré dans un communiqué. «La nouvelle loi sur la protection de la navigation réduira la paperasse qui ralentit les travaux liés aux ponts et respectera le droit de navigation afin de permettre aux Canadiens de continuer de se déplacer».

Le député fédéral Jonathan Genest-Jourdain plaide pour la protection des cours d’eau, entouré du chef Georges Ernest Grégoire et des membres de la communauté d’Uashat Mak Mani utenam, qui se sont joints à la conférence de presse. (Photo-Le Nord-Côtier)

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