Desserte en gaz naturel sur la Côte-Nord : Les propos de la ministre Ouellet inquiètent Développement économique Sept-Îles

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 24 octobre 2012
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À la suite des déclarations de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, indiquant la diminution du portefeuille consacré au gaz naturel, Développement économique Sept-Îles (DÉSI) se mobilise pour que le projet en desserte de gaz naturel sur la Côte-Nord se réalise. Le groupement invite les acteurs politiques, socio-économiques et industriels de la région à s’unir.

La Presse avait rapporté les propos de la ministre, à l’effet que «le gaz naturel fera partie du portefeuille énergétique du Québec pendant encore longtemps, mais sa part diminuera». Cette déclaration a beaucoup inquiété DÉSI, qui estime que la venue du gaz naturel est un projet de développement majeur pour la région.

L’organisme de développement économique soutient notamment la transformation des ressources naturelles sur le territoire de la région, et pense que sans la présence d’une desserte en gaz naturel, le processus est compromis. DÉSI estime que l’arrivée de Gaz Métro permettrait aux institutions de la Côte-Nord de faire des économies majeures, qui améliorait de façon significative le bilan environnemental, en raison de 30 % de moins de gaz à effet de serre par rapport à l’utilisation du mazout lourd.

Gaz Métro a pour projet de construire un gazoduc d’environ 450 kilomètres qui se raccorderait au réseau existant à partir de Jonquière. L’objectif de la société est de desservir les principales villes de la Côte-Nord, soit Baie-Comeau, Sept-Îles et Port-Cartier. Ainsi, DÉSI considère que la desserte en gaz naturel est une priorité régionale et demande aux différents acteurs politiques, sociaux, économiques et industriels de s’unir pour que le projet voie le jour.

Pas de changement pour Gaz Métro
De son côté, Gaz Métro explique qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir et que le projet allait de l’avant. «La même entente que nous avions avec le gouvernement libéral se poursuit, il n’y a pas eu d’avis contraire, rien n’indique que l’entente ait été remise en question», a précisé Jonathan Gendron, conseiller chez Gaz Métro.

Rappelons que le gouvernement précédent garantissait 75 % des premiers 40 millions $ pour la réalisation de l’étude de faisabilité. Il s’était aussi engagé à réduire le risque commercial auprès de Gaz Métro en comblant un possible manque à gagner. Le coût total du projet est estimé à 750 millions de dollars.

Les installations de Gaz Métro pour assurer les dessertes en Gaz naturel. (Photo : Gaz Métro).

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