La sensibilité nordique de Leif Vollebekk

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 22 mars 2012
Temps de lecture :

Revenant tout juste du méga évènement Southwest by southwest, l’énorme rendez-vous de la musique indépendante de l’Amérique du Nord, où il a partagé la scène avec Patrick Watson et The Barr Brothers, Leif Vollebekk s’apprête à visiter la Côte-Nord, plus précisément Port-Cartier (28 mars) et Sept-Îles (29 mars). Portrait d’un Ontarien ayant adopté Montréal après un séjour en Islande.

Leif Vollebekk parle comme il chante, tantôt avec timidité, tantôt avec un élan passionnel, toujours avec une grande sensibilité. Une douceur semble constamment l’accompagner. Une intemporalité aussi. D’ailleurs, il se dit incapable d’écrire sur la modernité, jugeant que les mots comme email ou computer se glissent mal dans une chanson.

Si le premier disque était très imprégné de son voyage en Islande, autant dans la musique que dans ses textes, Leif souhaite créer davantage de pièces plus intemporelles, moins collées directement à son histoire. «J’écoute beaucoup Tom Waits et Neil Young. Leurs chansons sont des classiques. Je veux écrire des classiques.» Et justement, Leif devrait présenter son nouvel album rempli de «classiques» au courant de l’été.

Il explique longuement que sa musique a changé. «Selon moi, ça a complètement changé. J’ai changé des accords, ça ne sonne pas de la même manière», tente-t-il d’expliquer, finissant par admettre, après une petite pause et un léger rire, «mais le spectateur va sûrement rien remarquer des changements.» En fait, le changement le plus palpable sera la transposition du studio vers la scène.

Sur scène, il recrée son folk aérien avec l’aide d’un bassiste et d’un percussionniste. Ensemble, les trois donnent une couleur un peu plus folk, un peu plus country… mais encore une fois, tout n’est jamais tout à fait défini chez Leif Vollebekk. «C’est comme The Band, leur blues n’était pas tout à fait blues, leur country pas purement country et leur rock pas vraiment rock. Tout se mélange.»

Leif Vollebekk visitera le Graffiti de Port-Cartier le 28 mars et l’auditorium du Cégep de Sept-Îles le 29 mars prochain.

Partager cet article