Marie-Claude Dubé: l’art de refuser la routine

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 14 février 2012
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Lorsque Marie-Claude Dubé saute sur l’improvisoire, le spectateur peut s’attendre à tout. L’improvisatrice est polyvalente et, surtout, se tient loin des clichés et des personnages préfabriqués. Avec déjà trois étoiles en six parties et avec une place dans l’équipe d’exhibition, la cofondatrice de la Ligue d’Improvisation de Sept-Îles (LIS) est sans aucun doute l’une des joueuses les plus efficaces de la région, comme l’a prouvé le trophée Joueuse de l’année la saison dernière.

C’est avec le théâtre, qu’elle a commencé dès le primaire, que Marie-Claude Dubé a rencontré l’improvisation. Elle a tâté le terrain lorsqu’une ligue plus ou moins sérieuse existait à la Cage aux sports, au début de la dernière décennie, mais la piqûre a eu lieu à la Salle Jean-Marc-Dion, alors qu’elle jouait contre des joueurs de la Ligue Nationale d’Improvisation (LNI), rien de moins! Ce fut par la suite la ligue au Thompson, toujours chambranlante, jusqu’à la mise sur pied de la LIS.

Ayant participé à deux ligues qui n’était pas stable a aidé les fondateurs à s’assurer que le troisième essai allait être le bon. «On a pris un an et demi pour construire cette ligue-là et on en tire maintenant les fruits, les salles sont pleines. Les joueurs progressent et ça donne un bon spectacle», admet Marie-Claude.

Se jeter dans le vide
La comédienne, elle fait toujours partie de la troupe La Patente, apprécie particulièrement le danger de l’impro, le côté «sans filet» de ce sport théâtral. «Être plus ou moins préparé et sortir un truc cohérent, ça m’impressionne chaque fois. J’aime les impros faites en groupe, pour les échanges avec les joueurs.» Et son équipe, les Rouges, semble justement capable de se jeter dans le vide. «C’est une équipe folle et sans lendemain! On fonce et on n’a pas peur d’imaginer des concepts.»

Ses années de théâtre lui permettent d’avoir une large palette, capable de faire du drame comme de l’absurde. Elle s’estime polyvalente, mais admet ses points faibles sans gêne. Elle aimerait être capable de «leader» une longue impro et de performer dans la catégorie «chanté». Elle considère aussi être limitée lorsqu’on fait appel à des références littéraires. «C’est plus dur dans ce temps-là, je n’ai pas cette culture.» Elle a toutefois déjà mille idées pour la catégorie «Fantasme de joueur»!

Prochainement sur l’improvisoire
Bien que son équipe ne rejoue pas avant le 8 mars (contre les Bleus), Marie-Claude Dubé participera au premier happening d’impro de Sept-Îles, le 18 février prochain, alors que des équipes de Baie-Comeau et de Matane viendront se frotter à la LIS. Elle ira également représenter la LIS au Tournoi d’impro de l’Est-du-Québec (TIEQ), à Matane, les 31 mars, 1er et 2 avril prochain.

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