L’Institut du Nouveau Monde veut un débat public sur les mines

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 15 Décembre 2011
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Le Francais, une langue pour tout et pour tous? Forum par Institute du Nouveau Monde et le Conseil supŽrieur de la langue francaise. Le 3 et 4 avril 2009, Montreal. © Photo Kiran Ambwani

C’est l’effervescence du milieu minier qui a incité l’Institut du Nouveau Monde de lancer une «conversation publique» sur l’avenir minier du Québec. Une occasion pour les citoyens de prendre part au débat aux côtés de représentants de tous les horizons, de l’industrie elle-même aux écologistes.

Cette démarche s’inscrit dans les gênes mêmes de l’Institut du Nouveau Monde (INM). «À l’INM, on souhaite animer le débat citoyen, aider le citoyen à s’informer et à discuter d’enjeux complexes. Plusieurs aspects de l’industrie minière sont durs à suivre. Et il y a le Plan Nord qui n’est pas clair», explique le directeur général, Michel Venne.

Michel Venne

Michel Venne

Selon M. Venne, autant l’industrie que le gouvernement, les citoyens et les municipalités veulent un débat public. Et la question est sensible et touche plusieurs aspects, comme le développement économique, le développement régional, l’occupation du territoire, le développement durable, les relations avec les Premières Nations et les Inuits. Non seulement l’enjeu est complexe, mais il servira aussi de modèle pour l’ensemble des ressources naturelles.

Durant trois ou quatre mois, en 2012, l’INM visitera sept villes, qui seront annoncées au cours des prochaines semaines. Sur place, il y a aura une rencontre privée avec différents intervenants précis, puis une rencontre publique pour échanger avec le citoyen, sur des enjeux particuliers. Au final, un bilan fera part des opinions exprimées de tous les côtés.

Les aspects pourront même s’adapter selon la région visitée. «Sur la Côte-Nord, la question de l’uranium va probablement ressortir, donne en exemple M. Venne. Nous aborderons des sujets qui ne sont pas touchés par la Loi sur les mines et sur comment elle pourrait s’appliquer.»

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