Jacques Gélineau illumine les insectes nord-côtiers

Par Éditions Nordiques 12:00 AM - 13 Décembre 2011
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Vus de haut, les insectes ont souvent l’air laids, répugnants et repoussants. Sous l’œil du photographe Jacques Gélineau, ils deviennent toutefois poétiques, majestueux, colorés, étonnants, fascinants et même attirants. Jusqu’en janvier, la Salle l’Aquilon de la Bibliothèque Louis-Ange-Santerre accueille cette surprenante exposition sur les insectes de la Côte-Nord.

Ici, un puceron qui semble tout droit sortir d’un tableau aux couleurs vives, là, un papillon-colibri figé en plein vol, puis un criquet se reposant sur une feuille, une araignée enceinte sur la plage, une chenille sur une citrouille, un papillon semblant arborer un manteau de fourrure, un autre imite les yeux d’une chouette. Pour créer cette exposition de plus de 20 photos, c’est des milliers de clichés que Jacques Gélineau a pris durant un an, entre Port-Cartier et Mingan. Et malgré les couleurs parfois surréalistes, il précise qu’aucune retouche sur un logiciel comme Photoshop n’a été faite.

«Ce qui est le plus intéressant, là-dedans, c’est l’acquisition de connaissance, le travail sur le terrain, l’observation», raconte le photographe, incapable de désigner un coup de cœur dans le lot. Il ne fait aucun doute qu’il prend un malin plaisir à immortaliser la nature – il a toujours son appareil avec lui, mais comprendre où et comment tel insecte se cache, ainsi que la fouille dans les bouquins pour découvrir quelle espèce il vient de photographier semble réellement l’allumer encore plus.

Ça se ressent d’ailleurs dans les légendes entourant les œuvres. Souvent, Jacques Gélineau, dont la fibre écologique est bien connue du public, lui qui représente le Parti Vert du Canada et le Parti Vert du Québec depuis quelques élections, explique au visiteur l’importance de l’insecte dans l’écosystème, ou encore l’endroit où l’on peut observer dans la région.

Le photographe de Gallix songe déjà à sa prochaine exposition, qui se penchera sur la forêt boréale. Sur ses nombreuses beautés, principalement, mais aussi sur son triste sort et les nombreuses coupes qui augmentent à un rythme inquiétant, selon lui. «Il ne faut pas se demander pourquoi les loups viennent maintenant rôder à Port-Cartier…» À suivre.

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