EDS amorce le démantèlement de l’usine de bouletage d’IOC

Par Fanny Lévesque 12:00 AM - 22 novembre 2011
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Une page d’histoire se tourne à Sept-Îles alors que la firme EDS amorce le démantèlement de l’ancienne usine de bouletage de la Compagnie minière IOC, inutilisée depuis sa fermeture en 1982. Construites en 1972, les installations ont été l’un des symboles de la santé de l’industrie du fer, avant le crash des années 80, où IOC a mis fin à l’exploitation de sa mine de Schefferville et du coup, aux opérations de l’usine de bouletage de Sept-Îles.

Bien que les travaux de démantèlement aient été lancés il y a quatre mois, c’est la semaine dernière que la population septilienne a pu voir le paysage changer du côté de la rue Retty puisque la firme EDS a mis à terre deux des imposantes cheminées rouges. Deux autres seront également démolies, d’ici les Fêtes. «À partir d’aujourd’hui, on prévoit 15 à 18 mois pour le démantèlement au complet», a indiqué la directrice des communications de la Compagnie minière IOC, Julie Cusson. «Ce sont des travaux d’envergure.»

Une douzaine de chantiers sont aussi actifs sur le site pour la destruction de structures secondaires. Dès janvier, EDS pourra s’attaquer au démantèlement de l’usine de bouletage en tant que telle, et par la suite, au concentrateur, qui est adjacent. «Les travaux sont évalués à 35 à 40 millions $ sur papier», a nuancé la porte-parole. «Mais EDS se finance à même la vente de ferraille et d’équipements qu’elle récupère, alors c’est difficile d’évaluer les coûts.»

Fermeture définitive
Le redémarrage de l’usine de bouletage aura alimenté la machine à rumeurs pendant plusieurs années à Sept-Îles. En 2007, IOC avait même investi 200 000 millions $ dans sa modernisation en vue de la remettre en opération. Mais la crise du marché du fer de 2008 en a décidé autrement. «Les conditions du marché ont vraiment changé depuis, l’usine n’était plus conforme à ce qu’il se fait dans l’industrie, notamment par sa taille inadéquate et ses équipements vieillots», a expliqué Mme Cusson.

Même avec le lancement de son important projet d’expansion, qui vise faire grimper la production d’IOC à 50 millions de tonnes en 2016, la compagnie n’avait pas dans ses cartons de relancer son usine de bouletage.

La Compagnie minière IOC embauche près de 2000 employés à Sept-Îles et Labrador City. Propriété à 59% de Rio Tinto, la minière exploite une mine, un concentrateur et une usine de bouletage à Labrador City, ainsi que des installations portuaires à Sept-Îles.

(Photo: Compagnie minière IOC)

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