Ville de Port-Cartier : adoption du budget 2018

Ville de Port-Cartier : adoption du budget 2018

Le budget 2018 de la Ville de Port-Cartier a été adopté mercredi en séance spéciale. Une hausse de la taxe foncière de 1,5% et des investissements de 39 millions $ sont prévus. On dénote aussi une baisse dans les dépenses de l’administration générale par rapport à l’an dernier. «Tout le monde a mis un effort dans la gestion pour faire baisser les dépenses», indique le maire Alain Thibault.

Les taxes foncières augmentent de 1,5%, tandis que la taxe pour l’eau et celle pour les matières résiduelles resteront au même montant, soit respectivement 175$ et 275$ par porte. Dans le document de présentation du budget, on indique qu’un important exercice de contrôle des coûts d’opération a été demandé à l’ensemble des gestionnaires pour arriver à équilibrer le budget, cette année, à Port-Cartier.

Alain Thibault dit avoir cherché l’équilibre entre la rationalisation des ressources financières et la conservation de la quantité et de la qualité des services à la population.

«L’augmentation de la taxe foncière avoisine l’augmentation du coût du panier de biens et services, l’IPC. Ça demeure acceptable pour les citoyens, dans le sens où tout le monde a mis un effort dans la gestion pour faire baisser les dépenses. Je tiens d’ailleurs à féliciter toute l’équipe à ce propos et pour le travail d’élaboration du budget», fait-il valoir.

Traitement des eaux

Pour ce qui est des 39 millions $ d’investissements prévus dans les trois prochaines années à Port-Cartier, la majeure partie ira à la production et au traitement de l’eau potable, ainsi qu’au rejet des eaux usées. Le secteur de Pentecôte bénéficiera d’ailleurs d’investissements en ce sens, avec la construction d’un réseau d’aqueduc, d’une usine de filtration et d’une partie des égouts.

On envisage aussi agrandir l’usine de traitement des eaux de Port-Cartier, confirme la directrice générale de la municipalité, Andrée Bouffard.

«Le Plan Nord subventionnerait 75% des coûts pour les projets d’eau potable et usée. Pour le 25% restant, on va en appel d’offres bientôt. En fait, c’est suite à des demandes du ministère de l’Environnement que l’on doit se mettre à niveau pour respecter les normes. Les travaux seront terminés d’ici 2019», explique Mme Bouffard.

Faire sa part

Dans le document présenté lors de la séance de mercredi soir, on dénote que la majeure partie des revenus de taxation provient du secteur commercial. Avec les contestations d’ArcelorMittal concernant le taux de taxation qui leur est exigé, la municipalité pourrait en venir à rembourser de fortes sommes à la multinationale.

Natacha Dupuis-Carrier, greffière municipale, considère que cela pourrait impacter fortement les finances de la municipalité. «Ils fournissent une bonne partie des revenus de taxation, ils ont des valeurs importantes à Port-Cartier, mais on ne considère pas qu’ils sont surtaxés pour autant», indique-t-elle.

Le maire de Port-Cartier indique, pour sa part, être confiant après avoir rencontré le président d’ArcelorMittal Canada. «On espère qu’ils vont faire leur part et qu’on va régler les deux litiges. Le message a été passé à M. Lapointe. Le message a été entendu et bien reçu. J’espère que ça va rapporter pour l’ensemble des citoyens», déclare-t-il.

Au-dessus de la moyenne?

Si on compare avec d’autres villes de la même envergure, Port-Cartier est au-delà de la moyenne concernant la charge fiscale pour les citoyens. Avec 6 589 habitants, les gens sont taxés à hauteur de 2 581$ en moyenne. C’est plutôt aux alentours de 2 284$ ailleurs dans la province. Cela s’expliquerait, selon la directrice générale, par les infrastructures municipales qui sont fonctionnelles pour 15 000 habitants.

«C’est aussi parce qu’étant donné notre éloignement, on se doit de fournir tous les services sans pouvoir se fier sur des communautés avoisinantes comme dans les grands centres. Donc si on se compare avec les municipalités de 15 000, on est 600$ en bas de la moyenne», soutient Mme Bouffard.