Uranium : Des groupes de la Côte-Nord veulent un moratoire

Les regroupements Sept-Îles sans Uranium et Minganie sans Uranium ont été actifs au cours de la dernière semaine, en se rendant à Mistissini pour participer aux consultations publiques de la Commission canadienne de Sûreté nucléaire, chargée d’étudier la demande de permis de Ressources Strateco pour son projet uranifère Matoush situé dans les Monts Otish, au nord de Chibougamau. Les groupes demandent la mise en place par Québec d’un moratoire sur l’uranium.

Les 5 et 6 juin dernier, la Commission canadienne de Sûreté nucléaire a étudié la demande de permis de la société Ressources Strateco, pour la préparation de l’emplacement et la construction sur le site du projet. Tout comme l’a fait la Nation Cri, les regroupements Sept-Îles sans Uranium et Minganie sans Uranium se sont opposés au projet uranifère et demandent ni plus ni moins, que Québec impose un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium.

«Le gouvernement du Québec doit mettre en place un moratoire immédiatement, comme nous le demandons depuis plusieurs années, afin de pouvoir faire un débat sur la question suivante : Le Québec veut-il devenir un producteur d’uranium, oui ou non?», ont questionné les regroupements nord-côtiers. Selon les groupes environnementaux, Québec se doit de légiférer rapidement puisque le Plan Nord ouvre la porte à l’exploitation de l’uranium, «un minerai radioactif pas comme les autres.»

Le porte-parole de Sept-Îles sans Uranium, Marc Fafard, était à Mistissini, la semaine dernière pour dénoncer l’exploration et l’exploitation uranifère et du même coup, le projet de Ressources Strateco. (Photo : archives – Le Nord-Côtier)