Un couple de comiques débarque

Un couple de comiques débarque

Des billets sont encore disponibles pour les représentations du spectacle LOVE à Port-Cartier (20-21 février) et à Havre-Saint-Pierre (22 février).

Crédit photo : courtoisie

Rosalie Vaillancourt et Pierre-Yves Roy Desmarais livreront les meilleurs trucs pour les couples avec leur spectacle LOVE qui sera présenté deux fois au Café-Théatre Graffiti de Port-Cartier, les 20 et 21 février prochain, ainsi qu’à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre le 22 février.

Le couple comique qui a déjà été classé parmi les vingt couples les plus en vogue au Québec selon Narcity ne s’en cache pas, leurs trucs n’ont rien de sérieux.

«On ne donne pas vraiment de vrais trucs, c’est vraiment juste des niaiseries», confirme la moitié féminine du couple.

Les deux étoiles montantes de la relève humoristique québécoise promettent 90 minutes de rires dans une formule multimédia et aux nombreux rebondissements.

«Il y a des chansons, des vidéos, des sketchs, on fait des apparitions seuls. Ça bouge tout le temps, ce n’est pas comme le spectacle d’humour habituel. C’est vraiment interactif, c’est comme un spectacle de variétés», explique Rosalie Vaillancourt.

En cohérence avec le concept de leur spectacle, le couple affirme ne pas avoir de difficultés à combiner vie professionnelle et amoureuse. «On ne se chicane pas. C’est juste du fun. On se chicane plus par rapport à la préparation du spectacle, par exemple l’éclairage. On garde toujours ça professionnel quand même. Au final, on aime ça parce que ça coûte moins cher de chambre d’hôtel», lance-t-elle.

«Les Morissette des pauvres»

Ils ne sont pas les premiers à expérimenter le concept d’un spectacle d’humour en couple. «Il y a eu Ti-Gus et Ti-Mousse, ainsi que les Morissette au Québec. Nous, on est un peu comme les Morissette des pauvres», blague la jeune humoriste.

Rosalie pointe l’évidence : comme il y a peu de femmes sur la scène humoristique québécoise, il y a forcément peu de couples. Par contre, elle considère que le public est de plus en plus ouvert à leur présence. «Il y a de plus en plus de femmes sur la scène, par exemple aux États-Unis. Que ce soit homme ou femme, le public rit autant. Il y a toujours des enjeux qui sont plus difficiles selon le sexe, mais c’est comme ça, nous avons chacun nos réalités», pense la finaliste de l’édition 2016 du concours En route vers mon premier gala Juste pour rire.

Voyager au Québec

«Je gosse toujours pour aller en région», indique Rosalie Vaillancourt, pour qui les séjours en régions éloignées sont une façon de voyager.

L’accueil et les chansons de Cayouche, voilà ce qu’elle adore de la Côte-Nord. «Les gens sont toujours très sympathiques. J’aime aussi aller dans les bons restaurants et les endroits populaires de la place. Je me rappelle avoir écouté du Cayouche la dernière fois que je suis venue», relate-t-elle

De l’Internet à la scène

Comme la plupart des artistes de la relève, Rosalie Vaillancourt accorde beaucoup d’importance à la création de contenu web comme outils de promotion.

«On n’a pas le choix, puisque ce n’est pas la télévision qui va vendre mes spectacles. La télévision ne s’adresse pas aux gens de mon âge. À Montréal, de plus en plus de jeunes n’ont même pas la télévision», constate la Montréalaise.
Pour elle, le web se veut une façon économique de diffuser du contenu et d’accroitre sa notoriété, tout en respectant sa propre ligne créative.

«Ça ne coûte rien et on peut faire quelque chose qui nous ressemble vraiment. Ça prend de la débrouillardise, mais c’est facile pour nous. Aujourd’hui, on est tous capables de remplir nos salles grâce à Facebook», remarque-t-elle.

À la fin de la tournée LOVE, Rosalie entend se consacrer à la préparation de son premier one-woman-show. «Je me concentre vraiment sur l’écriture de mon spectacle, en ce moment. Le prérodage commence cet été et le spectacle devrait être finalisé dans deux ans. D’ici là, je vais continuer à alimenter le web. Mais ma priorité est vraiment de me concentrer sur mes numéros, pour éviter que les gens soient déçus quand ils vont me voir sur scène», conclut-elle.