Le tour du monde en 80 jours: Du théâtre à grand déploiement

Le tour du monde en 80 jours: Du théâtre à grand déploiement

Présentée par Tout à Trac, la production théâtrale «Le tour du monde en 80 jours» constitue en soi un voyage ludique autour du globe et une occasion en or de s’immiscer dans diverses cultures

Crédit photo : Yves Renaud

Adapté d’une œuvre de Jules Verne, «Le tour du monde en 80 jours» fera l’objet de deux représentations sur la Côte-Nord, le 14 mars à la salle Jean-Marc-Dion et le 17 mars au Centre des arts de Baie-Comeau. Une production théâtrale qui s’accompagne d’un travail colossal pour son metteur en scène, Hugo Bélanger, qui n’en est pas à ses premières armes.

D’entrée de jeu, Hugo Bélanger n’hésite pas à dire qu’il s’agit là d’un des plus importants défis qu’il ait eu à relever à titre de metteur en scène. «Chaque projet l’est de manière différente. Le défi consistait surtout à passer rapidement d’un lieu à un autre. Une folie s’en dégage. C’est un voyage autour du globe très coloré (…) Même si on peut voyager plus facilement, on n’a pas nécessairement accès à la culture de tous ses pays, souligne-t-il. C’est là que cette œuvre conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence. Ça procure un très grand sentiment de dépaysement chez les spectateurs.»

Le metteur en scène indique n’avoir aucunement cherché à moderniser le contenu de l’œuvre de Jules Verne. «On reste tout de même assez fidèle au récit original, même s’il y a là une certaine relecture. Ça invite les gens à réfléchir sur leur rapport au monde», soutient-il. «On représente les différentes formes de théâtre. Ce n’est pas une reproduction exacte. On s’en est inspiré à tout le moins. C’est un travail très exigeant. Ça s’est fait dans l’admiration du travail de l’un et de l’autre. C’est le résultat d’un travail d’équipe. Il y a un spectacle autant à l’avant-scène qu’à l’arrière-scène.»

Un survol complet 

En compagnie de huit comédiens, les spectateurs sont invités à plonger dans un univers complètement éclaté. Une folle aventure qui amènera ces deux acolytes à visiter à un rythme effréné pas moins de 27 lieux différents et à se familiariser avec diverses cultures, dont le théâtre d’ombres chinoises, le bunraku japonais, le topeng balinais, ainsi que  le western et la comédie musicale à l’américaine. S’ajoute à cela un voyage à dos d’éléphant, en montgolfière, une folle poursuite en train et un bateau en pleine tempête.

Hugo Bélanger considère important d’insister sur le fait que la version du spectacle, présentée sur la Côte-Nord, est la même que celle dans les grands centres. «C’est la même expérience que les Nord-Côtiers sont appelés à vivre. Nous n’avons rien allégé pour cette tournée en région. C’est du théâtre populaire, explique-t-il. Selon moi, ça constitue une très belle porte d’entrée vers ce mode d’expression artistique. Qu’on soit amateur de théâtre ou non, je suis convaincu qu’on peut y trouver son compte. Il n’y a là aucune longueur.