Le spectacle « Frères d’armes » reporté

Le spectacle « Frères d’armes » reporté

Rudy Caya et Jean-François Dubé unissent leur force sur scène pour la présentation du spectacle Frères d’Armes.

Crédit photo : courtoisie

Ce week-end, le chanteur de Vilain Pingouin Rudy Caya a été victime d’un deuxième AVC, quelques heures avant de monter sur scène au Café Campus à Montréal. Cette problématique de santé engendre le report du spectacle « Frères d’armes » qui faisait l’objet de deux représentations, le 16 novembre au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier et le 17 novembre à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre. 

Cette décision a été confirmée par le directeur artistique du Café-théâtre Graffiti, Yves Desrosiers. Les dates de report envisagées pour la présentation de ce spectacle dans lequel il partage la scène avec le chanteur de Noir Silence, Jean-François Dubé, sont le 19 avril au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier et le lendemain à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre.

Tous les détenteurs de billets verront leur place honorée pour ces deux représentations au printemps 2018. Pour les personnes qui ont un empêchement, il est possible d’obtenir un remboursement en contactant la billetterie des deux diffuseurs.

Voici l’entrevue que nous avions réalisée avec le chanteur, il y a quelques semaines, en vue de son passage sur la Côte-Nord.

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Complice sur scène, Rudy Caya et Jean-François Dubé ont beaucoup de plaisir à monter ensemble sur scène pour présenter le spectacle «Frères d’armes». Une occasion en or pour eux  de revisiter des chansons marquantes des groupes dont ils sont issus soit Vilain Pingouin et Noir Silence. Un plaisir constamment renouvelé.

Avant de se décider à collaborer ensemble, les deux acolytes s’étaient croisés à de maintes reprises lors de différents festivals au Québec et même ailleurs. «C’est lui qui m’a approché. La chimie a rapidement opéré entre nous. On a beaucoup de point en commun. Ce qu’on propose est comme un party de feu de camp. Ça se veut une rencontre intime avec les gens. On leur parle et on boit avec eux», a lancé Rudy Caya qui continue à travailler sur du nouveau matériel avec Vilain Pingouin.

Au fil de cet entretien, l’artiste arrive à faire preuve d’une humilité qui n’a rien de surprenante. «Mon travail a la même valeur que bien d’autres. Je n’adhère pas à l’industrie musicale. Être vedette ne veut plus rien dire, enchaîne-t-il. Les gens n’accueillent plus les artistes comme avant. Dans ce métier, chanter n’est plus l’essentiel. Il faut être prêt à faire de la route pour partir en tournée. Ça ne se fait pas dans le luxe, loin de là. C’est ça la réalité des bands d’aujourd’hui.»

Dans un tel contexte, il demeure plus que jamais convaincu de l’importance des médias sociaux.  «La relation avec le public se doit d’être entretenue constamment. Il faut que ce soit donnant-donnant, ajoute-t-il. Le disque est devenu un produit dérivé des spectacles. Il ne rapporte plus autant qu’auparavant. Il faut se faire à l’idée. J’aime mieux maintenant sortir un EP qu’un album complet. Ça permet d’apporter plus souvent de la nouveauté à notre répertoire.»

Un milieu en mutation

Selon le chanteur de Vilain Pingouin, ces changements technologiques s’imposent, car les gens ne consomment plus la musique de la même façon qu’il le faisait il y a 10 ans. «Les chansons n’ont plus la même durée qu’auparavant. Leur durée de vie est plus éphémère. Je pourrais encore faire des hits aujourd’hui, mais leur impact ne serait pas le même. Ils ont une autre relation avec le contenu et on doit s’y adapter», avance-t-il.

Une chose est certaine, il voit d’un très bon œil cette démocratisation de la musique. «Pour moi, chaque toune n’est pas une œuvre sacrée, insiste-t-il. Leur valeur dépend de ce que les gens sont prêts à investir. Ce sont tous les objets promotionnels qui donnent une valeur aux chansons. À la base, la musique a toujours été un plaisir égoïste. Quand je sors des «tounes», je les trouve bonnes. Ça ne veut pas dire qu’elles vont plaire nécessairement aux gens.»

Un rendez-vous intimiste

Un spectacle qualifié de plus intimiste au cours duquel ils sont accompagnés de deux musiciens. «Ce sont les guitaristes de nos formations respectives. On réarrange des chansons des deux formations. On le fait sans batterie. Ça fait entendre les chansons aux gens différemment. Ça vient mettre davantage le texte en valeur, tient-il à préciser. C’est le plus proche que l’on puisse être de l’essence d’une chanson.»

Deux représentations du spectacle Frères d’armes seront présentées sur la Côte-Nord, le 16 novembre au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier et le 17 novembre à la Shed-à-Morue de Havre-Saint-Pierre.