La SPCA Côte-Nord est en quarantaine

La SPCA Côte-Nord est en quarantaine

Crédit photo : Archives

La quarantaine provoquée par le parvovirus à la SPCA Côte-Nord n’est pas sans rappeler la nécessité pour le refuge d’aménager dans de nouveaux locaux.

Aux prises avec six cas de parvovirus chez ses chiens, la SPCA Côte-Nord a mis son refuge en quarantaine pour une dizaine de jours. Cette mesure draconienne aurait pu être évitée dans des locaux plus modernes, estime l’organisation.

L’hiver dernier, la Ville de Sept-Îles a fait l’achat du terrain et des installations de l’ancien terrain de golf sur le boulevard des Montagnais. L’objectif est d’y construire un nouveau refuge, alors que la SPCA doit composer depuis plusieurs années avec des locaux désuets.

«Nos installations seront faites en conséquence que si un animal a le moindrement des symptômes, il ne pourra pas le transmettre à personne en raison de comment le refuge sera construit», a affirmé Lucie Dionne, directrice de la SPCA Côte-Nord.

Pas d’épidémie

Diarrhée, vomissements, perte d’appétit et faiblesse évidente sont les symptômes généralement associés aux parvovirus. À pareille date l’an dernier, une épidémie avait mené les autorités à demander à la population de Uashat mak Mani-Utenam de confiner les chiens à l’intérieur des maisons. Cette fois, malgré la fermeture temporaire du refuge, on ne parle pas d’une «épidémie», assure Mme Dionne.

«Ce sont des précautions que l’on prend. Le parvovirus vit dans l’environnement, ça arrive à longueur d’année, c’est juste que là, le nombre de cas qui se s’est déclaré en même temps a fait en sorte que c’était lourd et que nous ne voulions pas mettre à risque la santé de tous les animaux en attente d’adoption ou en pension», a-t-elle expliqué.

Le parvovirus est particulièrement dangereux pour les chiens non vaccinés de moins d’un an, les chiens âgés, ou ceux qui présentent un système immunitaire faible. La maladie se répand facilement. L’humain ne peut pas l’attraper, mais il peut le transmettre à des chiens en manipulant des animaux contaminés.