Le service d’écoute Tel-Aide arrive sur la Côte-Nord

Le service d’écoute Tel-Aide arrive sur la Côte-Nord

Les bénévoles de Tel-Aide écoutent les gens au bout du fil et contribuent à faire baisser leur niveau d’anxiété avant de les référer vers les ressources nécessaires, explique Charles Lauzier.

Crédit photo : courtoisie

Malgré la présence de 25 centres d’écoute téléphonique et de références Tel-Aide disséminés un peu partout au Québec depuis longtemps, la Côte-Nord n’était toujours pas représentée jusqu’à tout récemment. Mais depuis le 29 mars, la donne a changé.

Charlotte Paquet

Tel-Aide Côte-Nord vient de naitre. Il s’agit d’un service satellite de Tel-Aide Saguenay-Lac-Saint-Jean, fondé en 1992. C’est grâce au raffinement des technologies de communication à des couts raisonnables et à la contribution financière de plusieurs ministères que l’organisme peut développer ses services sur la Côte-Nord, explique son directeur général, Charles Lauzier.

Le porte-parole s’enflamme lorsqu’il parle de l’importance des services de Tel-Aide, offerts 24 heures par jour et sept jours sur sept. « Tel-Aide, c’est une porte d’entrée pour toutes les problématiques. On ne prend pas les gens en charge, on les écoute », lance-t-il d’entrée de jeu. Les bénévoles au bout du fil les écouteront tant qu’ils voudront parler pour les référer ensuite vers les bonnes ressources.

Selon M. Lauzier, les appels peuvent provenir, à titre d’exemple, d’une femme qui vient d’apprendre que son mari la trompe, d’une personne qui a reçu un diagnostic de cancer ou encore d’un parent qui vient de découvrir que son fils se drogue. Les raisons d’appeler à l’aide ratissent très large.

« On les écoute, on fait diminuer l’anxiété. Les études disent qu’on (Tel-Aide) réussit à faire baisser 50 % de l’anxiété. Quand il y a moins d’anxiété, une personne est plus apte à prendre des décisions. On peut les référer aux ressources communautaires ou au milieu de la santé », souligne M. Lauzier. Les partenaires principaux de Tel-Aide sont les centres de prévention du suicide et le 811 (Info-Santé et Info-Social).

Objectif d’appels

Tel-Aide Côte-Nord vise un objectif de 1 500 à 2 000 appels par année. Du côté du Saguenay-Lac-Saint-Jean, autour de 5 000 personnes appellent à l’aide chaque année.

Une cinquantaine de bénévoles de la région voisine, formés et encadrés par des professionnels, reçoivent les appels jour et nuit. À la grandeur de la province, il est question de 1 200 bénévoles.

À compter de l’automne 2018, un nouveau service de clavardage sera développé par Tel-Aide au Québec. Le Chatt-Écoute veut rejoindre les gens qui préfèrent s’exprimer par un moyen technologique. M. Lauzier souligne qu’une étude effectuée en Europe a révélé que plus de 80 % des personnes qui utilisent le clavardage n’auraient pas utilisé le téléphone pour demander de l’aide.

Lors de l’avènement de Chatt-Écoute, Tel-Aide devra vraisemblablement solliciter la contribution de bénévoles de la Côte-Nord.

Tirage et financement

Le lancement de Tel-Aide Côte-Nord coïncide avec la première édition d’une activité de financement corporative destinée à la promotion du service d’écoute dans les écoles, les familles, les milieux de travail ainsi que dans le réseau communautaire et de santé de la région.

« L’argent, je veux le réinvestir en promotion sur la Côte-Nord. Il faut tout le temps être présent partout », indique le directeur général.

Huit cent billets sont en circulation au cout de 100 $ l’unité en vue d’un tirage qui aura lieu le 6 juillet à Baie-Comeau. Le premier prix consiste en un crédit de voyage de 5 000 $ et le deuxième prix en un crédit de voyage de 3 000 $.

La sollicitation d’entreprises est amorcée et la réponse est bonne. Une centaine de billets avait d’ailleurs déjà trouvé preneurs trois jours après la mise en vente.