Sept-Îles : le déneigement ne fait pas l’unanimité

Sept-Îles : le déneigement ne fait pas l’unanimité

Crédit photo : archives - Le Nord-Côtier

Le déneigement de la Ville de Sept-Îles a été au cœur des discussions de la première séance du nouveau conseil municipal, lundi soir. Ayant permis des économies d’un million de dollars l’an passé, la technique ne fait toujours pas l’unanimité.

Le maire Réjean Porlier a souligné que cela équivaut à 3% de taxation en moins pour les citoyens.

Avec un budget de 4 millions de dollars et 35 employés municipaux qui y travaillent chaque hiver, le déneigement s’est taillé une place en tant que véritable enjeu à Sept-Îles.

Le conseil est clair cependant, pas question de revenir en arrière sur la manière de gérer le déneigement à Sept-Îles. Le maire a soutenu que la sécurité demeure la priorité dans le dossier, mentionnant que la Ville sera plus attentive aux coins des rues, près des écoles, de l’hôpital, etc.

«Ça demande adaptation de la part de tout le monde, il faut ajuster nos pratiques, évidemment, mais l’approche restera la même. Nous en avons parlé amplement en caucus. C’est certain que l’on va s’améliorer, c’est un processus évolutif», a affirmé Réjean Porlier.

Le conseiller du district de Ste-Famille, Michel Bellavance, a pour sa part fait mention de son désaccord avec la décision prise par le reste du conseil.  Selon lui, la Ville se devrait d’être plus flexible dans son plan de déneigement. À partir de 250 cm de chute de neige par exemple, le conseiller propose qu’il puisse y avoir possibilité d’entamer un déneigement plus global.

Quartier écologique

Le principe des quartiers écologiques a aussi fait l’objet de critique durant la séance. Rappelons que le concept d’un quartier écologique à Sept-Îles implique l’utilisation restreinte des sels de déglaçage qui sont remplacés par des abrasifs (petites pierres ou sable). L’épandage de ceux-ci se fait sur fond de neige. Cette approche permet de réduire significativement les effets nocifs des sels de voirie sur l’environnement, ainsi que les coûts.

Alors même que la séance du conseil se déroulait en soirée, les travaux publics procédaient à l’épandage d’abrasifs sur les trottoirs de la Ville. Or, une citoyenne a  interpellé le conseil sur la possibilité de réévaluer dans son ensemble le quartier écologique du secteur des Plages. Elle propose d’aménager des bandes de terres dans les rues pour favoriser la circulation des piétons. Elle soutient que le simple fait de marcher est devenu plutôt difficile dans le secteur depuis la mise en place de l’initiative écologique.

Jointe à ce propos, la Ville n’écarte pas la possibilité d’augmenter les fréquences des tournées d’inspections et de vérifications.

«C’est normal, il y a du positif et du négatif. La sécurité demeure toutefois la priorité. Mais on doit, comme partout ailleurs au Québec, ne pas reculer sur la question des quartiers écologiques», a indiqué le maire en séance publique.

Par ailleurs, un nouveau quartier écologique s’ajoutera cet hiver aux cinq existants. Il sera situé dans le district Jacques-Cartier, précisément entre les rues Bourgeois, Smith et Giasson. La signalisation a été ajustée dans le secteur pour rappeler aux automobilistes d’adapter leur conduite aux conditions de la chaussée.