Sept-Îles a un excédent de près de 2 millions $ pour 2017, mais le maire reste prudent

Sept-Îles a un excédent de près de 2 millions $ pour 2017, mais le maire reste prudent

Les états financiers pour l’année 2017 ont été déposés lors de la dernière séance du conseil municipal.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

La municipalité termine l’année 2017 avec un surplus de 2 millions $. Malgré les résultats positifs, le maire rappelle les investissements majeurs à venir et les dossiers non réglés de Cliffs et de la SFPPN.

Pour l’année financière 2017, la municipalité présente un surplus de1 930 058 $. L’excédent de près de 2 millions $ a été généré en bonne partie par la vente de cinq unités d’habitation du secteur Sainte-Famille. Suivant la problématique de l’affaissement des sols, les cinq terrains et habitations ont été vendus pour la somme de 1,2 million $.

Il faut toutefois mettre le surplus en contexte, explique le maire Réjean Porlier.

«En fait, le vrai surplus pour l’année est d’environ 300 000 $. Le 1,93 million $, il y a des dépenses d’autres années qui entrent là-dedans, pour l’acquisition de terrains et maisons dans le haut Sainte-Famille. On a revendu des propriétés à perte dans le secteur, il faut bien le dire», précise-t-il.

Le surplus de 2017 vient donc s’ajouter aux sommes des autres années fiscales. À ce jour, les surplus accumulés par la municipalité sont de 4 794 973 $. Les états financiers font aussi mention des investissements réalisés dans la dernière année.

Ainsi, en 2017, la municipalité a réalisé des dépenses d’investissement totalisant la somme de 9 542 211 $. Plus de la moitié de ce montant, soit 5 107 991 $, est allé à la réfection de rues dans la ville. Pour ce qui est de l’endettement de la municipalité, il était de 82,7 millions $ en date du 31 décembre 2017.

Investissements importants et sommes à récupérer

Malgré un résultat financier positif, certains éléments d’incertitude persistent, signale M. Porlier.

«Même si les discussions vont très bien avec la Société ferroviaire et portuaire de la Pointe-Noire, on est toujours en attente de signature pour confirmer leur taux de taxation. On est aussi en attente pour récupérer nos sommes dues auprès de Cliffs.»

Le cadre financier actuel ayant quatre ans, Réjean Porlier indique qu’il devra être remis à niveau afin qu’il tienne compte de la «réalité d’aujourd’hui».

Plusieurs investissements importants sont à venir à court et moyen terme. Le traitement de l’eau potable au centre-ville et à Moisie, le nouvel aréna et la réfection des infrastructures municipales qui se font vieillissantes, par exemple.

«On n’a pas une marge de manœuvre extraordinaire, il faut vraiment être rigoureux au niveau de notre administration. On va poursuivre nos efforts d’efficience et essayer d’accrocher des programmes gouvernementaux pour réduire les coûts de la municipalité des divers travaux», assure-t-il, ajoutant que le conseil continuera de travailler à retenir les gens de la région, jeunes et retraités, et à maintenir leur qualité de vie.