«Une route vers la sérénité»: Le récit d’une vie parsemée d’embûches

«Une route vers la sérénité»: Le récit d’une vie parsemée d’embûches

L’auteure du livre «Ma route vers la sérénité» Marie-Gisèle Duquette affronte aujourd’hui la vie avec une plus grande assurance.

Crédit photo : Courtoisie

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie de Marie-Gisèle Duquette n’a pas été un long fleuve tranquille. C’est justement ce parcours tumultueux qu’elle raconte dans son livre «Ma route vers la sérénité» qu’elle s’apprête à lancer le 17 septembre à 13h30 à la Salle des Chevaliers de Colomb de Port-Cartier.

Dès un très jeune âge, Marie-Gisèle Duquette s’est sentie délaissée par sa mère. Une situation qu’elle attribue à la naissance prématurée de sa sœur cadette, Thérèse.  Elle a alors trouvé refuge auprès de son père. «Il a été mon héros. Je l’ai suivi partout, indique-t-elle. Il m’a appris à faire plein de tâches réservées traditionnellement aux hommes.»

C’est sûrement cette proximité qu’elle entretenait avec son père qui l’a amené à occuper divers emplois non traditionnels, dont femmes ambulancières, agente de sécurité, journalière dans une manufacture de canot en fibre de verre et chauffeuse de taxi. «J’ai toujours aimé travailler à l’extérieur et j’aime conduire», souligne-t-elle. Des expériences professionnelles qui ont forgé la femme forte qu’elle est devenue aujourd’hui.

Une période sombre

L’épisode le plus marquant de sa vie débute à 24 ans. Elle se retrouve mère monoparentale avec à sa charge quatre enfants. Peu de temps après, elle se marie à un homme violent qui a abusé physiquement de ses enfants. Ce dernier s’est suicidé en 1998, soit quelques jours avant un procès où il faisait face à 26 chefs d’accusation en matière d’agression.

La Portcartoise aura pris 13 ans à se sortir de cette relation amoureuse toxique.  «Quand je suis venu à bout de sortir mes enfants de cette situation, ça été une véritable libération. Ça été une décision difficile à prendre pour diverses raisons. Même s’ils sont aujourd’hui dans la cinquantaine, mes enfants en conservent encore des séquelles de ces agressions. J’ai longtemps vécu dans la crainte, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.»

Fait assez surprenant, elle a réussi à se remettre en couple avec un autre homme (Émilien Porlier) sept mois plus tard. «Je le connaissais déjà depuis 3 ans. Il était gentil, tient-elle à préciser. Il avait un grand cœur. Les enfants l’ont rapidement adopté comme père. À son décès en 2011, ils ont été très tristes. C’est l’un des nombreux anges-gardiens que j’ai eus dans ma vie. Aujourd’hui, je ne me sens pas prête à avoir un autre homme dans ma vie à titre d’amoureux. Si l’occasion se présente, il aura à travailler fort pour gagner ma confiance.»

De fortes convictions

La foi qu’elle entretien est assurément ce qui l’a aidé à faire face à toutes ces embûches que la vie avait mise sur son chemin.  «Pour moi, demain est toujours meilleur qu’aujourd’hui. J’ai fait des erreurs toute ma vie et je vais sûrement continuer à en faire, dit-elle avec une très grande humilité. Je vais tout de même de l’avant aujourd’hui avec une plus grande assurance. Je me sens dans un état de sérénité.»

Par la rédaction de ce livre, elle a réussi à faire la paix avec son passé. «Ça été un exercice très thérapeutique. Aujourd’hui, je suis bien avec moi-même. (…) Jusqu’à maintenant, j’en ai vendu plus d’une centaine d’exemplaires. La plupart des personnes qui l’ont lu  m’ont dit que c’était très bon et que ça leur avait fait du bien. Je peux difficilement demander mieux», lance-t-elle.

Publié aux éditions GML, «Ma route vers la sérénité» est disponible chez tous les bons libraires depuis mai 2017. Lors de cet événement de lancement à Port-Cartier, Louise Petitpas en profitera également pour présenter «Comment se relever de l’épreuve». Un ouvrage qui s’inscrit dans le même état d’esprit. Cette dernière tiendra aussi des cafés-rencontre au Toi&moi café du 685, boulevard Laure à Sept-Îles, le 19 septembre de 14h à 21h et au restaurant Le bec fin du 859, avenue Bossé, le 21 septembre de 13h30 à 15h30.