Remise à neuf de l’Envol-Maison de la Famille

Remise à neuf de l’Envol-Maison de la Famille

Mylène Dugas, technicienne en diététique, s’occupe de tout ce qui touche la cuisine collective à L’Envol.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Trois comptoirs indépendants, une cuisinière commerciale à dix brûleurs, un four à convection, une panoplie de réfrigérateurs… L’Envol-Maison de la Famille a fait peau neuve avec sa nouvelle cuisine qui se mettra au service des gens dans le besoin très bientôt.

Mylène Dugas, technicienne en diététique, gère la cuisine de l’organisme à elle seule. Elle explique le fonctionnement de base du service. «On reçoit des gens seuls, invalides, sur l’aide sociale, des familles défavorisées. On regarde d’abord leurs revenus et leurs dépenses, certains critères, on cuisine ensuite tout l’avant-midi avec eux et ils repartent les bras chargés de ce qu’on a préparé tous ensemble. C’est une fois par semaine et c’est gratuit.»

Avec ses nouveaux espaces, l’organisme souhaite lancer d’autres projets. «Maintenant, on va être éligible à plus de programmes gouvernementaux, on va pouvoir bâtir plusieurs projets, des trucs plus intergénérationnels par exemple», souligne Mme Dugas.

Le besoin pour une nouvelle cuisine était frappant, nécessaire pour l’organisme, selon sa directrice Bernice Villeneuve. «Le local était trop petit, l’équipement désuet. En fait, seulement pour être réglementaire, on n’avait pas le choix de changer d’endroit», a-t-elle mentionné. Selon la technicienne en diététique de L’Envol, la superficie de la nouvelle cuisine est au moins quatre fois plus grande que l’ancienne. «On pouvait à peine faire entrer six personnes auparavant», dit Mme Dugas. Le nouvel équipement fait aussi toute la différence pour cette dernière. «De l’équipement traditionnel de maison ce n’est pas optimal, il nous faut vraiment, avec la quantité de nourriture qu’on prépare, de l’équipement de type commercial.»

Coût de la vie

Questionnée à savoir si elle remarquait une hausse, ou une baisse des gens dans le besoin qui consultent son organisme, Mme Villeneuve mentionne qu’il serait effectivement facile de remplir la cuisine à tous jours. «Oui, il y a une hausse, mais c’est pas exactement la même clientèle qu’avant. Il y a les gens au salaire minimum entre autres. Pensez-y, nous on fait l’épicerie et on n’en revient pas. Imaginez avec un salaire minimum, le logement, l’électricité… il n’en reste pas tellement pour manger. Et bien la cuisine collective, ça peut aider à ce niveau-là. Croyez-moi, on va s’en servir et l’exploiter au maximum cette cuisine-là», termine-t-elle en souriant.