Ralentissement économique: Des mesures d’urgence réclamées

Ralentissement économique: Des mesures d’urgence réclamées

Le "Collectif Sept-Îles Agir - Avenir" a lancé un cri du coeur, jeudi.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

C’est à l’unisson que les milieux économique, syndical et de l’éducation réclament une intervention d’urgence du gouvernement pour «stopper l’hémorragie» à Sept-Îles où les effets du ralentissement économique se multiplient.

La faillite du Groupe Trinor il y a deux semaines a été «la goutte qui a fait déborder le vase», estime la nouvelle coalition «Collectif Sept-Îles Agir – Avenir», qui a lancé vendredi un cri du cœur. Des travailleurs syndiqués de la division Fabnor, maintenant sans emploi, étaient d’ailleurs flanqués derrière le regroupement.

«Il faut minimiser les dommages collatéraux, c’est impératif pour sauvegarder le tisser social de la région», a affirmé le coordonnateur régional du syndicat des Métallos, Nicolas Lapierre, qui estime au moins 1000 emplois ont été perdus dans sur la Côte-Nord depuis 2013, notamment avec la débâcle du fer.

Mesures d’urgence

Le collectif réclame entre autres la création d’un fonds d’urgence de 25 millions $ qui pourrait permettre d’aider les entreprises à traverser la crise. Selon la Chambre de commerce de Sept-Îles, la région n’est pas au bout de ses peines alors qu’environ une dizaine d’entreprises seraient «sur le respirateur artificiel».

Depuis le début de l’année, les pertes d’emplois et les fermetures s’additionnent à Sept-Îles. Pour la coalition, il faut «limiter les dégâts et éviter d’autres tragédies humaines». Le regroupement réclame aussi que Québec «devance» ses investissements dans les grands projets en attente de la Côte-Nord comme Mine Arnaud ou le quai de Port-Cartier.

Une rencontre d’urgence doit aussi avoir lieu avec le ministre responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, estime le collectif. La création d’un fonds de diversification est toujours sur la table tout comme plusieurs mesures «qui ne coûtent rien» comme le fractionnement de contrats dans les projets d’infrastructures publiques.