Plus de visiteurs à Anticosti, donc plus de besoins

Plus de visiteurs à Anticosti, donc plus de besoins

Crédit photo : Archives - Le Nord-Côtier

Au cours des derniers mois, l’île d’Anticosti a reçu une attention médiatique constante. Cette grande visibilité a permis à l’île d’enregistrer un nombre record de touristes alors que la fréquentation a augmenté de 39% entre 2016 et 2017. Bien qu’elle se réjouisse de cette hausse, la SÉPAQ Anticosti insiste sur la nécessité de développer l’offre touristique de l’Île.

Du débat sur les projets pétroliers, jusqu’à sa candidature à titre de patrimoine mondial de l’UNESCO en passant par sa réputation de territoire de chasse unique, l’île d’Anticosti a défrayé la manchette plus d’une fois au cours des dernières années. Une attention médiatique qui a eu pour effet d’y augmenter considérablement le tourisme. Même si l’île reçoit de la visite de partout autour du monde, ce sont les Québécois qui sont les plus nombreux à s’y déplacer.

«On remarque non seulement une augmentation de la demande, mais aussi une diversification des touristes. Nous accueillons de plus en plus de villégiateurs, en plus de la clientèle traditionnelle des chasseurs et des pêcheurs. Nous avons accueilli 45% de visiteurs supplémentaires, provenant essentiellement du Québec, au Bureau d’accueil touristique d’Anticosti de mai à juillet 2017 par rapport à la même période en 2016, dont parmi eux plusieurs familles», explique Sonia Michaud, responsable du bureau touristique d’Anticosti.

En combinant les mois de juillet et août de l’année 2017, plus de 1050 visiteurs qui ont marché sur Anticosti. À titre comparatif, ils étaient 594 en 2015 et 862 en 2017. À la vue de ces chiffres, il est donc permis de croire que le tourisme pourrait augmenter encore en 2018.

Besoins urgents
Mais qui dit plus grand achalandage dit inévitablement plus grands besoins, notamment en infrastructures. À ce jour, Anticosti offre aux chasseurs et aux pêcheurs une grande variété de chalets et de camps d’accueils qui sont répartis dans les différentes pourvoiries de l’île. Mais au cours des dernières années, de plus en plus de villégiateurs se rendent sur l’île pour y pratiquer d’autres types d’activité comme du camping.

«Le présent accès à l’île par avion et par bateau ne permet pas d’accueillir le nombre croissant de visiteurs, ce qui pourrait nuire à la mise en valeur de ses attraits touristiques, dont le Parc national d’Anticosti. Ainsi, de nouvelles infrastructures touristiques, une amélioration de la desserte aérienne et maritime de même qu’un meilleur accès à l’eau potable seront nécessaires pour accommoder les visiteurs», a fait savoir le bureau touristique d’Anticosti par voie de communiqué.

La municipalité d’Anticosti souhaite aussi développer plus d’infrastructures pour attirer les visiteurs corporatifs notamment dans l’ouest de l’île, où est située Port-Menier. En ce sens, Anticosti salue l’initiative de la pourvoirie Safari qui a développé une offre pour ce type de public avec l’ouverture du Resort Anticosti il y a deux ans.

Grandes ambitions
«Nous voulons amener un vent de renouveau sur l’île d’Anticosti. Le nombre de touristes augmente, de plus en plus d’entrepreneurs verts veulent investir sur l’île et cette dernière suscite la fascination de nombreux scientifiques et amateurs de la nature. Nous espérons que le gouvernement puisse nous aider à saisir cette opportunité pour développer cette vision pour Anticosti, axée sur le développement durable et la mise en valeur du patrimoine québécois. C’est pour cette raison que nous lui demandons de créer un fonds de développement de la communauté», affirme John Pineault, maire de la municipalité de L’Île-d’Anticosti.

Récemment, Anticosti a élaboré un plan stratégique indiquant les dossiers prioritaires à mener sur l’île d’ici 2020. Parmi ceux-ci, on retrouve la mise en valeur de ses phares, le réaménagement du Musée, la construction d’infrastructures pour la navigation de plaisance et le tracé d’un premier sentier de grande randonnée le long des côtes de l’île.