Un plaisir évident à donner au suivant pour Louis-Jean Cormier et Benoît Cormier

Un plaisir évident à donner au suivant pour Louis-Jean Cormier et Benoît Cormier

Louis-Jean Cormier et Benoît Cormier accordent une très grande importance à la transmission de leur savoir. C’est ce qui les a amenés à accepter cette invitation de la Fondation Evenko.

Crédit photo : Optik 360

Malgré leur horaire respectif chargé, Louis-Jean Cormier et Benoît Cormier étaient visiblement heureux de revenir dans leur coin de pays pour la remise d’un don d’instruments et d’accessoires de musique à l’école Camille-Marcoux de Sept-Îles. Ils demeurent  convaincus que des immenses bienfaits découleront de ce geste posé par la Fondation Evenko.

Musicien à l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ), Benoît Cormier mène diverses actions pour stimuler la relève musicale. Sa présence à l’école Camille-Marcoux représentait une suite logique. «Je suis très heureux qu’on m’ait libéré pour venir ici. Je suis, en quelque sorte, l’ambassadeur de l’OSQ qui a un programme éducatif et de médiation culturelle allant beaucoup plus loin que sa mission première», dit-il.

De son côté, Louis-Jean Cormier se considère privilégié d’avoir été le liant de ce projet. «Tout découle de cette complicité établie entre Isabelle Désy et Marie Côté (une administratrice de la Fondation Evenko). Il faut dire qu’elles ont une énergie similaire. Elles sont toutes les deux assez hyperactives», lance-t-il avec le sourire aux lèvres.

Une réelle nécessité

Tous deux s’entendent pour dire qu’un plus grand investissement en culture s’impose dans le réseau de l’éducation. «La structure est très lourde. Il est très difficile d’y apporter des changements. Cette absence d’investissement pèse lourd, soutient Louis-Jean Cormier. Heureusement, on peut compter sur des acteurs comme Isabelle Désy et la Fondation Envenko pour remédier à la situation. Leurs actions font toute une différence», affirme-t-il.

Il espère que ce geste posé par la Fondation Evenko pourra inciter les instances gouvernementales à investir davantage sur ce plan. «Un investissement en culture ne représente aucunement une dépense. Ça vient stimuler l’économie. On est en train de passer à côté de quelque chose d’important. On doit initier les jeunes tôt à la culture. Pour les intéresser, il faut aussi qu’ils y soient exposés», affirme l’ancien coach de La Voix, qui reviendra cet hiver à la barre de l’émission Microphone, à Télé-Québec.

Un manque de reconnaissance flagrant

Louis-Jean Cormier constate que les acteurs du milieu culturel se démènent constamment et qu’ils n’ont pas toujours l’appui du gouvernement comme il se devrait. «Le mode de fonctionnement avec les instances gouvernementales est lourd. Il faudrait simplifier le processus. Ça pourrait contribuer à une plus grande vitalité culturelle. Tout est compliqué pour rien», dit-il.

Un point de vue partagé pleinement par son frère Benoît Cormier. «La musique nous a littéralement forgés comme être humain. Ça nous a incités à performer à l’école et à bien s’exprimer en public. On a surmonté notre trac. Ce sont des accomplissements que l’on n’aurait pas pu vivre autrement», souligne-t-il.  Benoît en profite pour saluer l’Entente de développement culturel. Un partenariat établi entre la Ville de Sept-Îles, le ministère de la Culture et des Communications et l’Aluminerie Alouette qui consiste en une enveloppe budgétaire pour stimuler la culture locale.

Les prochains mois s’annoncent fort chargés pour les frères Cormier. De nature plus discrète, Benoît poursuivra son travail auprès de l’Orchestre symphonique de Québec, dans laquelle il excelle en tant que violoniste. De son côté, Louis-Jean continuera de plancher sur de multiples projets autant en groupe qu’en solo.