Le Phare victime de vandalisme

Le Phare victime de vandalisme

Des équipements du Phare ont été vandalisés.

Crédit photo : courtoisie

Des voleurs se sont introduits à l’intérieur de l’entreprise de tri des matières recyclables Le Phare pour y dérober des fils électriques. Le directeur de la ressource de réinsertion sociale, Éric Aubin, estime que les voleurs ont eu pour 80$ de gains, mais que cela représente des bris de près de 30 000 $.

Puisque le temps froid commençait à être de retour sur la Côte-Nord, Éric Aubin est entré au travail peu de temps avant l’aube, le 2 octobre, afin de démarrer le système de chauffage intérieur resté éteint pendant l’été. Malheureusement, lorsqu’il a voulu ouvrir la lumière de son entreprise ce matin-là, il est resté dans la noirceur.

«J’ai donc laissé la porte ouverte pour pouvoir voir à l’intérieur. C’est là que je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus d’interrupteurs et même plus de fils reliés à la fournaise, aux moteurs et à l’automate», a dit M. Aubin.

Quand il a vu l’étendue des dommages, le directeur a tout de suite su qu’il s’agissait d’un vol.  «Je me suis dit que ça ne pouvait pas être un bris qu’on avait eu et que le mécanicien avait voulu réparer. Je voyais clairement que les fils avaient été arrachés», a-t-il dit.

La fournaise a complètement été mise hors service par les voleurs. En plus de réchauffer les employés, elle se voulait un outil pour réutiliser le bois récupéré au lieu de procéder à son enfouissement à Sept-Îles. Maintenant, le Phare est contraint d’empiler son bois en attendant la réparation de la fournaise.

Faire du mal

Éric Aubin a du mal à comprendre ce que recherchaient les voleurs. «Ces fils-là n’ont pas une grande valeur de revente. On dirait qu’ils ont voulu faire du mal pour faire du mal. Cependant, pour nous cela représente de grosses pertes», a-t-il déploré.

Les voleurs seraient même repartis avec les rallonges électriques que l’entrepreneur chargé des rénovations du Phare avait laissées sur le terrain.

Selon Aubin, le site du Phare serait un endroit où plusieurs viendraient «rôder» le soir. «C’est sûr que dans la cour, il n’y a pas grand-chose d’intéressant à voler. Mais, par exemple, l’an passé quelqu’un a laissé sa soudeuse dehors pendant une nuit et le lendemain, il  n’y avait plus de fils. Tu vois que les gens rôdent et que ce n’est pas trop long si on laisse quelque chose trainer.»

Suspects                   

Les caméras de surveillance du Phare ont pu capter des images des voleurs en flagrant délit. Le directeur rapporte que la Sûreté du Québec aurait déjà des doutes concernant l’identité des malfaiteurs.

«Les policiers semblaient reconnaitre de qui il s’agissait. Je pense que la police connait très bien le réseau. De ce que j’ai compris, ce serait des gens qui auraient déjà été accusés pour des crimes semblables», a dit M. Aubin.

Du côté de la Sureté du Québec, on refuse de confirmer que des suspects ont été identifiés dans cette affaire. Le Phare assure que les dommages infligés ne compromettent pas les activités de tri des matières recyclables de l’entreprise.