Le Phare veut valoriser la réinsertion sociale

Le Phare veut valoriser la réinsertion sociale

Éric Aubin est le nouveau directeur général du centre de tri des matières recyclables Le Phare.

Crédit photo : courtoisie

Le nouveau directeur du centre de tri des matières recyclables Le Phare de Port-Cartier, Éric Aubin, œuvre présentement à instaurer une nouvelle philosophie au sein de l’entreprise. En autres, il aimerait valoriser le principe de réinsertion sociale que promeut la ressource.

Le Baie-Comois d’origine ressent une certaine incompréhension de la part de la population envers la mission de son organisation.

Ayant été embauché en octobre 2016, Éric Aubin a préparé son entrée en poste officielle au côté de l’ancienne directrice, Nicole Poirier, pendant six mois. Depuis le mois d’avril, il campe de manière autonome le poste de directeur général du Phare.

Éducateur spécialisé de profession, Aubin a été rapidement charmé par la mission de l’entreprise, celle de réinsertion sociale. «La réinsertion sociale des gens avec des limitations, c’est super important pour moi. Les gens n’ont pas toujours conscience d’à quel point ça peut rapporter à la société d’investir dans la réinsertion sociale de ces gens-là», insiste-t-il.

Natif de Baie-Comeau, la quarantenaire est déménagée à Port-Cartier afin d’occuper ses nouvelles fonctions. À son arrivée, il a remarqué une différence de perception chez la population pour des entreprises telles que le Phare. «À Baie-Comeau, je sentais une fierté par rapport aux organismes de réinsertion, mais ici, quand je dis que je viens du Phare, on dirait que ce n’est pas valorisé», constate Éric Aubin.

Dans le but de faire connaitre son entreprise, Le Phare organise depuis peu des journées portes ouvertes durant lesquelles il offre une visite guidée de ses installations à une organisation de la région. «Il y a une compagnie de Sept-Îles qui est venue voir de ses propres yeux comment le recyclage fonctionne. Là, elle a réalisé qu’il y avait plusieurs choses qu’elle pouvait changer dans ses comportements écoresponsables», raconte le directeur général.

Vision interne

Sur les 70 employés du Phare, 90% sont des employés ayant des limitations. Le nouveau DG est confiant de pouvoir créer un esprit de famille au sein de son équipe. Selon lui, puisque ses employés sont parfois marginalisés, l’intégration à la vie en dehors du travail permet d’éviter l’isolement.

«On essaye de stimuler leur vie au-delà du travail en les amenant dans des spectacles, ou des soupes. La réinsertion, ça va au-delà du boulot. Moi, j’emporte toujours un employé dans les repas d’affaires pour qu’ils se sentent impliqués», explique-t-il.

Depuis qu’il est en poste, M. Aubin s’affaire principalement à renforcer l’esprit de famille de son équipe, ainsi qu’à formaliser les communications internes. Au cours des prochains mois, il aimerait également continuer à moderniser les équipements de travail et les infrastructures.

À plus long terme, le directeur aimerait solliciter de nouveaux marchés afin de recevoir les produits recyclables provenant de villes nord-côtières qui envoient actuellement leurs matières vers les grands centres. «Je trouve ça aberrant que des municipalités comme Havre-Saint-Pierre envoient leurs matières à Québec, alors qu’on se trouve sur le chemin».