Encore une fois si vous permettez: Retour remarqué de Guylaine Tremblay sur les planches

Encore une fois si vous permettez: Retour remarqué de Guylaine Tremblay sur les planches

Artiste «chouchou» des Québécois, Guylaine Tremblay est la tête d’affiche de la production théâtrale «Encore une fois si vous permettez», présentée à deux reprises sur la Côte-Nord.

Crédit photo : LM Chabot

Guylaine Tremblay n’en est pas à sa première incursion dans l’univers de Michel Tremblay. Un dramaturge qu’elle apprécie en raison de l’amour sincère qu’il porte aux femmes qui l’entourent. Présentée sur la Côte-Nord, la pièce «Encore une fois si vous permettez» s’inscrit dans cette même lignée.

La comédienne éprouve un réel plaisir à baigner dans cet univers. «L’écriture est tellement formidable. C’est un homme qui a écrit des personnages de femmes superbes. C’est un cadeau de pouvoir les jouer sur scène. Ce sont des femmes colorées qui ont construit le Québec. Il les a littéralement mises en lumière. Il a été le premier à le faire. Ce n’est pas pour rien que ses œuvres sont jouées partout à travers le monde et obtiennent un immense succès. Les gens y reconnaissent pour plusieurs leur mère», avance-t-elle.

Un portrait familier de la femme

Dans «Encore une fois si vous permettez», Guylaine Tremblay incarne le rôle de Nana, la mère du dramaturge. «Ce qui est génial, c’est qu’il la fait revivre 20 ans après son décès. On sent vraiment qu’il s’ennuyait réellement d’elle, soulève-t-elle. Il avait envie de la revoir à cinq moments marquants de sa vie. C’est très touchant. Une chose est certaine, il entretenait avec elle une relation extrêmement fusionnelle. Il faut dire qu’on a tous eu à un moment ou un autre le désir de faire revivre une personne qui nous tenait à cœur.»

Une production théâtrale que l’actrice n’hésite pas à considérer comme un excellent cours d’histoire en soi. «On voit ces femmes dans leur vie de tous les jours. On suit le quotidien de Nana qui parle de ses passions pour la lecture, de ses modèles et de son rapport avec la religion. C’est un portrait assez juste de la femme au Québec à une certaine époque. De plus, c’est un excellent divertissement. C’est touchant et c’est drôle», tient-elle à préciser.

Un retour aux sources nécessaire

Même si elle est très présente au petit et au grand écran, Guylaine Tremblay éprouve toujours un réel besoin de renouer avec le théâtre. «Ç’a été mon école. C’est là que j’ai fait mes premières armes. C’est formidable. On respire le même air que les gens. C’est en soi particulier, indique-t-elle. On a aussi un contact direct avec eux. Tout ça me nourrit beaucoup. Comme comédienne, je veux surtout et avant tout jouer de bons textes. Pour moi, il est là l’essentiel.»

Reconnue d’un large public, elle accorde une très grande importance à la diversité des rôles. «J’ai toujours été très vigilante. Je veux toucher à tout. C’est ce que j’aime de ce métier. Même si on me voit à la télé dans un univers dramatique, ce n’est vraiment pas ça que je transporte avec moi sur scène dans ce rôle de Nana. Je peux vous assurer que les gens vont rire à plusieurs moments», ajoute celle qui y partagera la scène avec, Henri Chassé, qui se met pour l’occasion dans la peau de Michel Tremblay.  

En cours

En plus de poursuivre la tournée de «Encore une fois si vous permettez» jusqu’en avril, la comédienne complète présentement les tournages de la saison en cours d’Unité 9. On peut également la voir à la barre de l’émission «Banc public» qui lui permet d’ajouter une corde à son arc. Un nouveau défi professionnel dans lequel elle démontre à nouveau sa très grande empathie. Une qualité qu’elle porte en elle depuis fort longtemps.

Cette pièce de Michel Tremblay sera présentée le 21 février à 20h au Centre des arts de Baie-Comeau et le 22 février à 20h à la salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles. Des billets sont disponibles pour l’une ou l’autre de ces représentations.