La pénurie de chauffeurs ralentit les opérations d’Arbec et ArcelorMittal

La pénurie de chauffeurs ralentit les opérations d’Arbec et ArcelorMittal

Crédit photo : archives

Il manque de chauffeurs de train aux installations d’ArcelorMittal à Port-Cartier. La pénurie a d’ailleurs des impacts sur l’entreprise Arbec, qui pourrait devoir suspendre l’un de ses deux quarts de travail.

Suite au départ en 2017 de plusieurs chauffeurs de train employés d’ArcelorMittal, les opérations ont été au ralenti sur le chemin de fer. La problématique affecte l’envoi de minerai du géant de l’acier, mais aussi le transport du bois destiné à Arbec, qui chemine par la même voie ferrée. Selon le représentant syndical des employés de la société forestière, Martin Dugas, la situation durerait depuis plusieurs mois.

«Évidemment, si le bois ne descend pas de la forêt, ça ralentit les opérations. Alors de peur de manquer de bois, on a déjà dû procéder à des diminutions des heures de travail», mentionne-t-il.

De la formation en attendant

M. Dugas explique qu’au lieu d’arrêter complètement les opérations ces derniers mois, Arbec donnait de la formation pendant un quart de travail et procédait aux opérations normales sur l’autre quart.

«C’est pour maintenir les employés au travail. Si la situation devait durer, on pourrait devoir suspendre un quart de travail. Ce serait alors une soixantaine de personnes qui seraient touchées, sur les 145 employés de l’usine», précise-t-il.

Beaucoup d’investissements ont été faits à la scierie d’Arbec dans les dernières années, la rendant de plus en plus performante. Comparativement à l’usine de produits forestiers Résolu de Baie-Comeau, où le bois est transporté par camions, chez Arbec, le fonctionnement est exclusivement dépendant du chemin de fer qui est situé directement dans la cour à bois.

«Donc du moment qu’il manque de personnel sur le chemin de fer, cela a un impact direct sur nos opérations.»

Possiblement réglé en août

La directrice des communications d’ArcelorMittal Exploitation minière, Dina Guralnik, confirme la «pénurie» de chauffeurs de train. Une dizaine de personnes ont été engagées il y a quelques mois, mais c’est la durée de la formation qui engendre la situation actuelle.

«Ils doivent être formés pendant huit mois. On est donc en mesure de dire que la situation devrait être réglée à la fin du mois d’août, lorsqu’ils auront terminé leur formation».

Outre ces nouveaux employés formés, l’entreprise est encore à la recherche de conducteurs. En attendant, Mme Guralnik convient qu’ArcelorMittal est obligé de réduire le trafic de ses trains sur la voie ferrée.