Pavillon Alouette: un programme pour former les futurs fonctionnaires à la «réalité» autochtone

Pavillon Alouette: un programme pour former les futurs fonctionnaires à la «réalité» autochtone

Le pavillon Alouette de l'UQAC

Crédit photo : Archives - Le Nord-Côtier

Trois établissements du réseau de l’Université du Québec se sont associés au Conseil en éducation des Premières nations (CEPN) pour offrir un programme de deuxième cycle afin de former les futurs administrateurs publics «à la gestion en contexte autochtone». Déjà quelques étudiants sont en formation au pavillon Alouette à Sept-Îles.

L’École nationale d’administration publique (ENAP), l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) ont collaboré avec le CEPN pour offrir ce programme spécialisé de deuxième cycle universitaire destiné autant aux étudiants autochtones qu’allochtones.

«C’est un type de formation en administration publique adapté au contexte autochtone. C’est qu’ils ont une réalité différente en plus d’être liés à des lois particulières. Ça va aider les étudiants à gérer localement, mais aussi nationalement», explique Roberto Gauthier, directeur du Centre d’études universitaires de Sept-Îles, affilié à l’UQAC. Offert à l’ENAP à Québec, le cours est retransmis virtuellement à Montréal et à Sept-Îles au pavillon Alouette. Déjà un peu moins d’une dizaine d’étudiants innus suivent le cours à partir de Sept-Îles.

Cette initiative découle de la volonté de l’École nationale d’administration publique d’avoir une «sensibilité» à la gestion en milieu autochtone. «Les cours habituels d’administration publique abordent peu la réalité autochtone», affirme Roberto Gauthier. Si le contenu du cours est adapté, «l’approche» est elle aussi différente. «On sensibilise les professeurs à la réalité autochtone. À comprendre leur réalité», explique-t-il.

Les étudiants inscrits à ce programme peuvent être jumelés à un parrain ou une marraine afin «de favoriser leur persévérance et leur réussite». Le programme est en partie financé par le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada, via le Programme de partenariats postsecondaires, ainsi que par le Secrétariat aux Affaires autochtones du Québec. Cette alliance s’inscrit dans la «volonté» de la présidente de l’Université du Québec, Johanne Jean, de «favoriser les partenariats, notamment au sein du réseau de l’UQ».