Münchhausen, Les machineries de l’imaginaire: Une production théâtrale éclatée et colorée

Münchhausen, Les machineries de l’imaginaire: Une production théâtrale éclatée et colorée

«Münchhausen, les Machineries de l’imaginaire» constitue un intéressant voyage dans la tête du plus grand rêveur de tous les temps.

Crédit photo : Frédéric Bouchard

Le théâtre «Tout à Trac» est reconnu pour ses productions jeunesse à grand déploiement qui font appel autant à l’imaginaire des enfants que des adultes.  La pièce «Münchhausen, les Machineries de l’imaginaire» s’inscrit tout à fait dans cette lignée en faisant appel aux rêveurs qui sommeillent chez les gens.

Metteur en scène de cette production théâtrale, Hugo Bélanger demeure convaincu que plusieurs adultes oublient de rêver. «On devrait pourtant le faire. Ce spectacle est une ode aux rêveurs. Le rêve n’est pas réservé uniquement aux enfants, insiste-t-il. Le rêve nous amène à sortir de notre zone de confort, à se dépasser. C’est un besoin que les gens ont, peu importe leur âge.»

Au fil des ans, cet artisan du théâtre constate que les gens ont retrouvé le plaisir de se faire raconter des histoires. «Le travail fait par le conteur Fred Pellerin y est sûrement pour quelque chose. Nous, on va ailleurs, même si l’essence demeure la même. C’est un spectacle à grand déploiement avec des effets spéciaux. Il s’inspire du théâtre de machine.»

Ce genre théâtral est méconnu et était auparavant considéré au même pied d’égalité que les «blockbusters» américains d’aujourd’hui, avance M. Bélanger. «On s’intéresse ici à la manière dont le plus grand rêveur de tous les temps, le baron de Münchhausen, a construit son imaginaire. C’est du théâtre populaire qui n’a rien de populiste. C’est-à-dire qu’on ne prend pas les gens pour des niaiseux. Je me refuse de niveler vers le bas, ajoute-t-il. L’idée est de donner les clés aux gens pour leur permettre d’entrer dans cet univers.»

Le metteur en scène tient à préciser que la version du spectacle présentée sur la Côte-Nord, le 8 octobre, à la Salle Jean-Marc-Dion et le 11 octobre au Centre des arts de Baie-Comeau, est quasi identique à celle présentée dans les grands centres