Martin Goyette: Un amour véritable pour le blues

Martin Goyette: Un amour véritable pour le blues

La musique occupe une place très importante dans la vie de Martin Goyette.

Crédit photo : Benoît Rousseau

Candidat à l’émission «La Voix IV» en 2016, Martin Goyette a su se faire remarquer d’un large public. Dès son très jeune âge, il s’est intéressé au blues. Un style musical qu’il apprécie pour sa très grande authenticité et sa diversité. Pour l’heure, la musique demeure un passe-temps qu’il exerce de manière sérieuse.

Bien avant qu’il ne s’intéresse au chant, Martin Goyette avait déjà un attrait pour le blues. «Je suis allé avec mes parents au Festival de Jazz de Montréal. Je suis tombé littéralement amoureux de ce style musical. Je me suis mis à faire des recherches. Cet intérêt ne s’est jamais estompé, souligne-t-il. Je le considère comme le prédécesseur de plusieurs styles.»

L’harmonica s’est rapidement imposé comme son instrument de prédilection. «Au début, ça a été un coup de foudre. J’ai rapidement compris que tout réside dans la manière d’ouvrir sa gorge et de laisser aller sa langue. J’ai suivi plusieurs classes de maître. J’ai vite réalisé que tout est dans l’écoute. J’essaie de reproduire ce que j’entends et non de bien en jouer», tient-il à préciser.

À titre d’harmoniciste, il a eu la chance de côtoyer de nombreux artistes au cours des 20 années, dont Bob Walsh. «J’ai longtemps collaboré avec lui. Il était très généreux. Quand tu tombais dans ses cordes, il te donnait de l’amour de manière inconditionnelle. C’est un très bel être humain», indique celui qui a la chance de participer à un spectacle hommage à ce bluesman de renommée internationale. Il dit apprécier l’expérience au plus haut point.

Une trace laissée

Son nouvel album, «Big Beets», qu’il a lancé récemment est composé de chansons originales, à l’exception de Mirza de Nino Ferrer. «Tout le processus de création s’est fait dans le plaisir. Je suis très heureux du bel accueil qui lui est réservé, enchaîne-t-il. J’avais envie de m’éloigner un peu du blues traditionnel, en y ajoutant du soul. Ce n’est en rien une musique triste. Contrairement à la croyance populaire, ce style peut rendre les gens heureux et les faire bouger.»

Sans pour autant chercher à vivre de ce métier, Martin Goyette éprouve un plaisir évident à chanter. «Quand je le fais, c’est pour m’épanouir. Chaque fois que je chante, c’est du pur bonheur. C’est sûrement ce que les gens ressentent», soutient-il. «Je ne fais pas seulement ça dans la vie. J’ai une famille avec deux petites filles. Je dois m’assurer de répondre à leurs besoins. Je souhaite tout de même que ma carrière grandisse.»

En toute intimité

Pour cette tournée du réseau d’été du ROSEQ, le chanteur sera accompagné de deux musiciens. «J’aime cette proximité avec les gens. J’aime leur expliquer ce qui me plaît dans une chanson et ce qu’elle aborde. Ce sont des petites notes d’histoire qui viennent agrémenter le spectacle. Selon moi, ça constitue un plus. Pour amener le tout en formule trio, il a fallu modifier les arrangements, mais je suis très fier du résultat obtenu», lance-t-il.

Martin Goyette se produira le 15 août à la Salle Jean-Marc-Dion de Sept-Îles, le 16 août au Café-bistro l’Échouerie de Natashquan et le 17 août au Café-théâtre Graffiti. Toutes les représentations sont à 20h30. Pour obtenir plus d’informations sur l’artiste, il suffit de consulter le www.martingoyette.com