Un lien maritime Minganie-Anticosti-Gaspésie pour accroître le tourisme

Un lien maritime Minganie-Anticosti-Gaspésie pour accroître le tourisme

Crédit photo : Archives - Le Nord-Côtier

Au début septembre, Phillipe Couillard a commandé une étude de faisabilité pour le retour d’un lien interrives reliant Anticosti à la Minganie et à la Gaspésie. Le projet qui permettra de désenclaver les insulaires pourrait également faire «doubler le volume de touristes en Minganie», selon le préfet de la MRC de Minganie.

«C’est 762 000 touristes qui ont visité la Gaspésie en 2016. Avoir uniquement 4% de ces visiteurs permettrait de doubler le volume de touristes en Minganie», a indiqué le préfet de la MRC de Minganie, Luc Noël.
Pour le préfet, la solution aux problèmes économiques de sa circonscription se trouve en partie dans le développement du tourisme.

Grâce au lien interrives, les voyageurs pourraient visiter les trois destinations, sans avoir à passer deux fois par le même chemin. «Les visiteurs préfèrent des circuits en boucle plutôt que de revenir sur leurs pas. Ainsi, ils profitent au maximum de leurs vacances et ont une expérience plus enrichissante», croit le préfet.

Pour l’instant, on prévoit que le traversier ferait la navette entre les municipalités d’Havre-Saint-Pierre, Port-Menier et de Rivière-au-Renard. En Minganie, on espère avoir un bateau assez rapide pour faire l’ensemble du trajet dans une seule et même journée. «Idéalement, on voudrait que la traversée entre Havre-Saint-Pierre et Anticosti prenne un maximum de trois heures et que la traversée entre Anticosti et Rivière-au-Renard soit équivalente», explique Luc Noël, en précisant que le navire pourrait avoir une capacité de deux, ou trois véhicules lourds.

Le bateau Nordik Passeur a déjà assuré la liaison entre les trois municipalités de 1994 à 1996. Actuellement, le Bella Desgagnés est le seul navire assurant une liaison entre Rimouski et la Minganie en passant par Anticosti. Cependant, le trajet poursuivi par ce dernier contient douze escales à l’aller et douze au retour, le tout dispersé sur une semaine.

Étude commandée
Début septembre, le premier ministre a commandé une étude de faisabilité sur le projet confirmant par le fait même son intérêt. La Société du Plan Nord, le Secrétariat aux affaires maritimes, la Société des traversiers du Québec, le ministère des Transports, le ministère des Affaires municipales et la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) sont les organismes responsables de réaliser le mandat.

À travers celui-ci, ils doivent évaluer toutes les options possibles pour faire mener le projet à bon port. «On doit bâtir un plan de match. Il faut que l’on obtienne des prévisions budgétaires et des calendriers d’exécution pour chaque scénario», indique le responsable des communications à la société du Plan Nord, Guillaume Lavoie, en ajoutant que le rapport devrait être terminé d’ici la fin 2018.

Dans les prochaines semaines, le représentant gouvernemental ira à la rencontre des citoyens et des intervenants régionaux concernés par le projet. D’ailleurs, le 12 novembre prochain, une rencontre de consultation et d’information publique sera tenue à Anticosti. «Le but de cette rencontre va être de cerner les besoins et les attentes envers le projet», précise M. Lavoie

Le 13 novembre, ce groupe de travail ira rencontrer les élus et les gens d’Affaires de la Minganie en privé. Aucune visite à Rivière-au-Renard n’est à l’horaire pour l’instant.