L’étude de faisabilité de Mine Arnaud sera rendue publique  

L’étude de faisabilité de Mine Arnaud sera rendue publique    

Les trois jours d’audiences de la Commission d’accès à l’information ont eu lieu du 22 au 24 mai à Sept-Îles. Sur la photo, Louise Gagnon et son conjoint.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Suite à une audience de la Commission d’accès à l’information, il a été décidé de rendre publique l’étude de faisabilité de Mine Arnaud. Demandé depuis longtemps par différents groupes environnementaux, le seuil de rentabilité du projet pourrait aussi être divulgué prochainement.

Après trois jours d’audience réunissant des responsables de Yara international, Investissement Québec (IQ), Ressources Québec et Mine Arnaud, plus de détails sont désormais disponibles sur le projet de mine à ciel ouvert. L’audience de la Commission d’accès à l’information faisait suite à la demande citoyenne de Louise Gagnon, du Regroupement pour la Sauvegarde de la Grande Baie de Sept-Îles. Elle avait réclamé que soit rendue publique l’étude de faisabilité du projet.

«La communauté a mis des centaines d’heures depuis 2011 pour bonifier le projet et je me disais que c’était important pour favoriser l’acceptabilité sociale. Ça permettrait d’avoir plus d’informations étant donné que l’aspect économique avait été peu étoffé au BAPE à mon avis», affirme-t-elle.

La Commission a accepté sa demande.

Développer la magnétite

L’étude de faisabilité, qu’Investissement Québec devra bientôt rendre disponible sur son site web, date de 2014. On y apprend que Mine Arnaud s’intéresse de près à la magnétite et que des efforts seront mis pour créer un «concentré de magnétite plus attrayant pour les acheteurs potentiels».

Plusieurs informations, de nature économique, ont toutefois été caviardées.

«Ils nous ont quand même donné plus que ce à quoi je m’attendais. C’est une forme de respect envers la population. La transmission de l’étude de faisabilité lance un signal clair que les décideurs acceptent que la population de Sept-Îles et du Québec fasse partie des décisions et qu’un dialogue peut être productif», croit Louise Gagnon.

Elle souligne qu’en demandant le document, elle ne voulait pas nuire à Mine Arnaud.

«On ne voulait pas obtenir des informations qui pourraient nuire à la compétitivité du projet, mais on aurait bien aimé savoir le coût de production d’une tonne d’apatite, voir si le projet est rentable.»

Les données permettant de voir le seuil de rentabilité du projet Mine Arnaud pourraient éventuellement être rendues publiques. La juge Lina Desbiens rendra sa décision à ce propos d’ici trois mois. Si aucun article de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics n’en empêche la diffusion, elle ordonnera de transmettre les données. Investissement Québec pourra alors aller en appel de cette décision.