L’entreprise Les Bleuets Gallix met en marché le bleuet congelé

L’entreprise Les Bleuets Gallix met en marché le bleuet congelé

Denis Picard lançait le produit au IGA de Sept-Îles le 12 juin dernier.

Crédit photo : courtoisie

L’entreprise Les Bleuets Gallix se lance dans la congélation de bleuets pour les supermarchés. Les premiers sacs sont disponibles au IGA de Sept-Îles et aux Jardins de Gallix.

Son entreprise étant établie depuis 14 ans à Gallix, il y a longtemps que Denis Picard souhaitait développer des produits à valeur ajoutée pour les consommateurs de la région.

«C’est déjà un bleuet de qualité à la base, qui se démarque des autres endroits au Québec. Pour qu’il soit à son meilleur, il faut attendre que les nuits froides arrivent avant de le récolter. Avec le froid, le bleuet va se gorger de sucre pour se protéger et combattre le gel. C’est entre autres ce qui donne le goût particulier au bleuet de la Côte-Nord», explique M. Picard, qui se demande même si l’air salin n’influencerait pas aussi les petits fruits de la région.

Son entreprise vient de mettre en marché des sacs de bleuets congelés, sous l’étiquette Bleu Nord. Le producteur indique cependant que la démarche a été longue pour amener le projet à terme.

«Ça m’a pris un an et demi seulement pour développer le sac! Je voulais aller chercher l’authenticité de la Côte-Nord avec le graphisme et les photos, en ayant par exemple autant la mer que la terre de présente sur l’emballage. Je crois que c’est réussi», affirme-t-il.

Ce sont les photographies de Christine Blaney qui se retrouvent sur le sac de congélation.

Contrôle de la chaîne de production

Disponibles pour l’instant au IGA de Sept-Îles et aux Jardins de Gallix, les sacs de bleuets congelés ne semblent pas rester longtemps sur les tablettes.

«Ca fait une semaine que c’est disponible et on en manque, la demande est très forte», mentionne Denis Picard, qui entrevoit prendre de l’expansion.

Maintenant qu’il contrôle toutes les étapes de production, de la cueillette à la mise en marché, il n’est plus obligé de passer par les deux gros transformateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«C’est plus avantageux de viser un marché comme celui-là, les supermarchés et épiceries, que de faire parvenir les bleuets aux usines de transformations du Saguenay. Le nerf de la guerre, c’est d’être présent dans les supermarchés, on peut ainsi vendre notre produit le prix qu’on veut», dit-il.

Prochaines étapes

C’est en contrôlant ainsi toutes les étapes de la chaîne de production que l’entreprise pourra éventuellement vendre vers la rive sud et Montréal. M. Picard a déjà des contacts dans les grands centres, mais il veut tout de même s’assurer de finaliser ce qu’il peut faire sur la Côte-Nord.

«Après tout, les gens qui te soutiennent, c’est souvent les gens de ta place. C’est grâce à eux qu’on peut aller plus loin», souligne-t-il.

Après la mise en marché des bleuets congelés, le producteur pourrait bien développer d’autres projets.

«La liste de nos petits fruits nordiques est très longue. Les airelles, l’amélanchier, la chicoutai, je n’en connais que quelques-uns. J’envisage de les développer à peu près de la même manière qu’avec le bleuet. Il va s’agir de les faire connaître et de voir lesquels sont les plus avantageux», estime Denis Picard.