L’action reprend à Pointe-Noire

L’action reprend à Pointe-Noire

Transbordement de minerai à la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire.

Crédit photo : Optik 360, archives

L’annonce du redémarrage de la mine du lac Bloom réjouit la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire qui voit l’ancien site de la minière Cliffs reprendre vie de plus en plus.

La relance des activités à la mine du lac Bloom entraînera de l’action désormais 12 mois par année sur le site de la SFPPN. La Société de transport et de manutention qui exploite les anciennes installations de la minière Cliffs avait jusqu’ici uniquement Tata Steel comme client régulier, et ce, six mois par année.

Près de la moitié des 80 travailleurs saisonniers de la Société passeront à temps plein. Il s’agit essentiellement d’anciens employés de Cliffs qui sont toujours sur la liste de rappel. Lorsque Tata Steel et Minerai de fer Québec seront en action simultanément, on comptera jusqu’à 120 travailleurs actifs à Pointe-Noire. La Société est présentement en recrutement de cadres et de main-d’oeuvre spéciliasée.

Le directeur général de la SFPPN, Pierre Bolduc, qualifie l’annonce de la relance de Bloom comme étant «un jalon» pour la Société, qui en verra vraiment les effets lors de l’arrivée des premiers trains chargés. Avec un prix du fer qui oscille autour de 60$/tonne, l’efficacité des opérations à la Pointe-Noire sera alors essentielle, estime-t-il.

«Est-ce qu’on va perdurer dans le temps ?», a questionné Pierre Bolduc. «Nous sommes un élément dans la chaîne avec la mine. L’optimisation de nos coûts, ça demeure. On ne s’en sort pas. Il faut vraiment être efficace pour faire en sorte que Bloom restera compétitif», a-t-il affirmé.

Raccordement du quai multiusager

L’utilisation du quai multiusager du Port de Sept-Îles par la minière jouera un rôle important dans l’optimisation de ses coûts de production.  La Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire supervise le projet de raccordement de l’infrastructure construite en 2015 au coût de 220 millions de dollars, mais qui n’a toujours pas servi.

Depuis cet été, les travailleurs du Groupe G7 et de son partenaire, l’entreprise Fournier de Thetford Mines, s’affairent à réaliser les travaux du convoyeur au quai multiusager qui permettra sa mise opération. Au plus fort du chantier de 15M$, une quarantaine de travailleurs étaient en action.

L’installation qui reliera la cours de stockage du lac Bloom au quai multiusager devrait être complétée d’ici la fin janvier. L’infrastructure sera ensuite testée et le chargement du premier navire est espéré en mars 2018.

Le quai multiusager permettra une vitesse de chargement de 10 000 tonnes de matière à l’heure. Pour ses utilisateurs, il représente une économie de coût significative, alors que le transport d’une tonne de matière entre Sept-Îles et la Chine passera d’environ 22$ à 12$ la tonne.

C’est notamment pour éviter les contaminations entre les produits des différents utilisateurs du quai multiusager qu’il faudra éventuellement y construire un second raccordement. Ce projet qui devrait, lui, coûter un peu moins de 15 millions de dollars reste à confirmer, mais est dans les cartons de la SFPPN pour l’automne 2018.