Kuessipan: Des auditions pour un projet cinématographique

Kuessipan: Des auditions pour un projet cinématographique

La cinéaste, Myriam Verreault est entourée des directeurs de casting de «Kuessipan» soit Jacinthe Beaudet et Tobie Fraser.

Crédit photo : Luc Leclerc

Réalisé par Myriam Verreault, Kuessipan est un film librement inspiré du livre du même nom de l’auteure nord-côtière, Naomi Fontaine. En escale sur la Côte-Nord, la cinéaste est présentement à la recherche d’un acteur non autochtone âgé de 18 à 25 ans pour en compléter sa distribution.

Selon la cinéaste, l’adaptation au grand écran de cette œuvre littéraire de Naomi Fontaine, publiée aux éditions Mémoire d’Encrier en 2011, s’est avérée un travail colossal. «L’histoire ne présente que de petites parcelles de vie. Ce sont des observations personnelles de l’auteure sur ce qui l’entoure. Ce n’est pas une histoire continue. On a approché ensemble son livre comme un casse-tête. On a inventé une histoire qui s’en inspire. Ça lui donne un bon fil conducteur», avance-t-elle.

Forte du souvenir d’un séjour à Uashat mak Mani-Utenam à l’été 2012, la réalisatrice souligne avoir découvert à ce moment-là un univers qui l’a complètement fasciné. «J’étais surprise de constater que j’en connaissais trop peu sur cette culture. Ça m’a surprise de voir que les autochtones arrivent aussi bien à cohabiter avec les non-autochtones, explique-t-elle. Dans les grands centres, ce n’est vraiment pas une réalité à laquelle on est confrontée.»

Une collaboration fructueuse
C’est justement ce qui l’a amenée à recourir au service de Naomi Fontaine pour la co-scénarisation de ce film. «Elle a grandi dans cette communauté. Elle m’a mise en contact avec certaines personnes qui m’ont permis de cheminer avec ce projet. Je me suis toujours intéressée à cette culture, insiste-t-elle. Son livre n’a fait que me le confirmer. J’ai apprécié sa lucidité. Je lui ai demandé d’écrire avec moi. Pour ça, j’ai eu à gagner sa confiance. Je crois que j’ai bien réussi.»

Un projet cinématographique sur lequel elle travaille depuis plusieurs années qui a pour trame de fond l’amitié, un sujet universel. «On suit le destin de deux amies de longue date dans une communauté innue. À l’aube de leurs 17 ans, l’une veut rester et l’autre veut partir. Ce conflit de valeurs va créer d’importantes tensions entre elles. Comme si ce n’était pas assez l’une va tomber en amour avec un non autochtone. Ça fragilise grandement ce lien précieux», souligne-t-elle.

Un acteur important
La communauté de Uashat mak Mani-Utenam est l’un des éléments centraux du récit de «Kuessipan». «C’est une incursion plutôt rare dans ce milieu. Malgré les différences, on voit que les ressemblances sont très fortes, indique-t-elle. C’est un drame avec beaucoup de lumière. Une histoire qui n’a rien de tragique. Je peux vous assurer que les gens vont passer à travers toute une gamme d’émotions. Comme les Innus ont un très grand sens de l’humour, ça va transparaître assurément dans le film.»

Produit par Max Films, les personnes intéressées à participer au tournage de ce long-métrage de fiction sont invitées à faire part de leur intérêt par courriel au info@castingkuessipan.com ou à visiter la page Facebook : Kuessipan – Le film. Il est essentiel d’inclure à l’envoi une photo. Des auditions sont en cours. Le tournage est prévu en novembre et décembre 2017.