Ingrid St-Pierre: À fleur de peau

Ingrid St-Pierre: À fleur de peau

Cette tournée du Réseau d’été du ROSEQ permet à sa porte-parole Ingrid St-Pierre de mettre fin en beauté à son spectacle Tokyo, qu’elle présente depuis maintenant plus de deux ans.

Crédit photo : Yves Lefebvre

Co-porte-parole du Réseau d’été du Regroupement des organisateurs de spectacles de l’Est du Québec (ROSEQ), Ingrid St-Pierre s’amène sur la Côte-Nord pour s’y produire en spectacle à de multiples reprises. Comme elle l’a toujours fait, elle s’engage à transporter les spectateurs dans son univers à la fois poétique et mélancolique, qui la représente bien.

Le titre du plus récent album d’Ingrid St-Pierre, Tokyo, n’a rien d’anodin. «Une bonne partie de l’album a été écrite à cet endroit. C’est un voyage que j’avais envie de faire. Je me suis sentie super inspirée au Japon. J’ai adoré l’ambiance de ce pays. Le dépaysement y est sûrement pour quelque chose. Mes repères avaient alors considérablement changé», avance-t-elle.

Le vidéoclip pour la chanson «Tokyo Jellybean» se démarque du lot par son concept original. «J’avais envie d’apporter du nouveau et je considère que c’est réussi. J’avais envie d’entendre ma musique sur un documentaire, soutient-elle. Je me suis créé cette opportunité. On a auditionné plusieurs couples. Ils nous ont raconté leur histoire. On en a choisi un. On voulait qu’il soit à l’aise à l’idée de se confier devant caméra.»

Le concept colle bien à la personnalité de cette auteure-compositrice-interprète de nature réservée.

«Je suis une femme très sensible. Ça transparaît dans ma musique. Quand j’écris, c’est très calqué sur ma vie. J’ai peu de pudeur, soulève-t-elle. Quand on est vrai, je crois qu’on arrive plus facilement à toucher le cœur des gens. À tout le moins, j’en suis assez persuadée.»

Un confort évident

Malgré cette timidité, Ingrid St-Pierre arrive à prendre sa place sur scène avec une aisance déconcertante. «Je m’amuse beaucoup. C’est l’endroit où je me sens le mieux. Ça transparaît dans ce que je chante et dans la manière que j’ai d’aborder mes chansons, explique-t-elle. Je mise beaucoup sur la spontanéité. J’ai tout de même une bonne idée de ce que je vais dire. Je me compte choyée de pouvoir exercer ce métier.»

Cette tournée intimiste du Réseau d’été du ROSEQ lui donne l’opportunité de revisiter ses chansons dans leur plus simple expression. «Ce n’est pas trop minimaliste, tient-elle à rassurer. Tout est bien dosé. Ce spectacle me représente bien. Ça vient mettre fin, en beauté, à cette tournée pour Tokyo. Cet automne, j’entends me remettre à l’écriture de chansons pour un éventuel 4e album. Tout est encore abstrait et à l’état embryonnaire», lance-t-elle.

Accompagnée d’un musicien, Ingrid St-Pierre effectuera une tournée assez complète de la Côte-Nord. Elle se produira le 12 août au Café-théâtre Graffiti de Port-Cartier, le 13 août à la Salle Jean-Marc Dion de Sept-Îles, le 14 août au Café-bistro l’Échouerie de Natashquan et le 15 août, à la Shed-à-Morue. De plus, une escale est prévue à Fermont le lendemain. Toutes les représentations sont à 20h30.