Un groupe de onze femmes de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam ont quitté Mani-Utenam pour Montréal dimanche matin… à pied. Les Innues ont entrepris cette marche symbolique de près de 1000 kilomètres pour s’opposer aux travaux d’Hydro-Québec sur les terres ancestrales des Autochtones.
La Cour supérieure maintient l’interdiction aux Innus de Uashat mak Mani-Utenam, visés par l’injonction émise par Hydro-Québec dans la foulée du barrage routier vers le complexe hydroélectrique de La Romaine il y a dix jours, de bloquer ou nuire au bon déroulement des travaux sur le chantier. Le 9 mars, la Cour avait accepté d’émettre une injonction provisoire pour éviter un «préjudice irréparable» à la Société d’État.
Une cinquantaine d’Innus ont manifesté pacifiquement sur le site du barrage routier, à Mani-Utenam mardi. Les membres du conseil Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam (ITUM) s’étaient d’ailleurs déplacés pour «supporter leur population.» Vendredi, la police a dû intervenir massivement pour démanteler le blocus en place depuis le 5 mars.
Lundi, le regroupement d’Innus de Uashat mak Mani-Utenam, qui s’oppose à l’aménagement de la ligne de transport du complexe La Romaine sur leur territoire, a mis leurs menaces à exécution en bloquant partiellement la route 138, à la hauteur de Mani-Utenam. Les véhicules qui se dirigeaient vers le chantier ont dû rebrousser chemin.
Près d’un mois après les propos controversés du député François Bonnardel, député adéquiste de Shefford, sur les sommes reçues par la communauté innue de Ekuanitshit d’Hydro-Québec, le chef Jean-Charles Piétacho a redemandé, encore une fois, des excuses, dans une lettre envoyée le 28 novembre dernier.
Hydro-Québec Distribution a pris la décision de fermer son site de recouvrement de Sept-Îles, qui comptait cinq employés depuis 2011, pour respecter les exigences gouvernementales en matière d’efficience et de rentabilité des centres d’appels de la province. La nouvelle a été dénoncée par le Syndicat des employés de techniques professionnelles et de bureau d’Hydro-Québec (SCFP-2000) qui y voit là «un désengagement de plus en plus alarmant» de la Société d’État.
Alors que le milieu économique applaudit l’annonce de Jean Charest de réserver un bloc énergétique de 500 mW à un tarif préférentiel, la Fondation Rivières juge l’accord «démesuré entre le gouvernement et l’Aluminerie Alouette». Selon le regroupement écologique, cette entente représenterait une perte de 200 M$ par année.
Le regroupement citoyen Les yeux de Gallix a organisé une manifestation pacifique, vendredi dans le secteur Gallix, pour qu’Hydro-Québec accélère le pas afin de procéder dans les plus brefs délais à la restauration de l’embouchure de la Sainte-Marguerite, une zone durement touchée par l’érosion des berges. Selon les citoyens, la Société d’État serait en partie responsable de l’accélération de l’érosion du littoral, ce dont se défend Hydro-Québec.