Les travailleuses des trois centres de la petite enfance (CPE) de Sept-Îles ont accepté vendredi matin à 94% l’entente de principe conclue le 3 mai, entre la partie syndicale et le Comité patronal de négociation des CPE de la Côte-Nord, à la suite d’une rencontre de conciliation. Les employées de Fermont n’ont cependant toujours pas dénoué l’impasse avec l’employeur. La centaine de travailleuses étaient en grève générale illimitée depuis le 30 avril.
La centaine de travailleuses de trois centres de la petite enfance (CPE) de Sept-Îles et un autre de Fermont a voté à 83% en faveur du déclenchement d’une grève générale illimitée, à compter du lundi 30 avril. Le mandat de grève a été voté au terme de deux assemblées générales, tenues à Sept-Îles et Fermont le 24 avril.
Devant l’impasse qui perdure entre les travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE) de Sept-Îles et Fermont et leur employeur, les employées affiliées à la CSN ont tenu une journée de grève, le 19 avril dernier.
La semaine dernière, quatre CPE de la région de Sept-Îles, ainsi que celui de Fermont, ont voté pour la tenue de grève lors de quatre journées, dont les deux premières auront lieu ce jeudi et ce vendredi (9 et 10 février). Dans la région, les employés et l’État ne s’entendent pas sur six à huit clauses. Une grève illimitée sera votée le 20 février si rien n’avance dans le dossier.
La Commission des relations du travail a poursuivi jeudi à Sept-Îles l’audition de la plainte d’Harold Richard, qui affirme avoir perdu son emploi en 2009 à la suite de son adhésion à la CSN-Construction, contre l’agent d’affaires de la FTQ-Construction Bernard Gauthier et l’entreprise Équipements Nordiques.
La Commission des relations du travail (CRT) a suspendu ses audiences jeudi au palais de justice de Sept-Îles, jusqu’au 15 novembre prochain. La CRT étudie toujours la plainte déposée par le travailleur de la CSN-Construction, Harold Richard, qui dit avoir été victime d’intimidation de la part de l’agent d’affaires de la FTQ-Construction, Bernard Gauthier. Le plaignant, qui a aussi intenté des poursuites contre l’entreprise Équipements Nordiques soutient aussi avoir perdu son emploi en 2009, à la suite de son adhésion à la CSN.
Malgré les turbulences provoquées par le projet de loi 33 la semaine dernière, la CSN a tenu à souligner la Semaine nationale de la santé et sécurité, qui se déroulait du 22 au 29 octobre dernier. En plus de visiter les lieux de travail, le syndicat a remis sur la table deux revendications qu’il souhaite être mis de l’avant dans un prochain projet de loi.
De passage sur la Côte-Nord pour la Semaine nationale de la santé et sécurité, le président de la CSN, Louis Roy, a accepté de discuter des houleux évènements des derniers jours et de la controversée Loi 33. Contrairement à la FTQ-Construction, son syndicat est pour l’arrêt du placement par les syndicats, au profit d’un élément neutre, comme la Commission de la construction du Québec (CCQ).