Uracan devait normalement reprendre ses travaux d’exploration uranifère en Minganie le 15 mars, dernier. Plus d’une semaine plus tard, aucun camp de travail n’était activé. Le porte-parole de l’entreprise au Québec, Yvan Loubier, confirme que l’entreprise de Vancouver est en réflexion sur ses investissements en Minganie et que le projet est momentanément sur la glace.
Minganie sans uranium ne veut rien savoir des activités d’Uracan dans la région et l’a fait savoir jusqu’au bureau mère à Vancouver! C’est le porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, Ugo Lapointe, qui a été présenté une lettre de MSU au bureau de l’entreprise uranifère.
Suite à l’adoption par la MRC de Minganie qui interdit toutes activités reliées à l’uranium sur les premiers 50 kilomètres à partir du littoral sur son territoire, Minganie sans uranium a demandé l’arrêt «immédiat» des travaux d’exploration de la compagnie Uracan, qui mène présentement plusieurs explorations uranifères dans la région.
Après avoir reporté à plusieurs reprises le sujet de l’uranium, la MRC de Minganie a finalement adopté une résolution lors de sa séance du 23 novembre dernier, interdisant toute activité uranifère sur une partie de son territoire. Si Minganie sans uranium salue le pas en avant, l’organisme déplore le manque de portée de cette résolution.
Lors du conseil municipal du 7 novembre dernier, Havre-Saint-Pierre a voté pour une résolution interdisant l’exploration et l’exploitation d’uranium sur le territoire de la municipalité. Par cette résolution, Havre-Saint-Pierre devient la neuvième et dernière ville à s’opposer à l’industrie uranifère en Minganie.
Minganie sans uranium soutient que sept des huit municipalités de la Minganie ont déjà voté une résolution demandant un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium. Des Cayens souhaitent maintenant que leur ville en fasse autant. Une pétition a été lancée afin que Havre-Saint-Pierre demande à son tour un moratoire sur l’uranium.