Une des pires questions à m’adresser – et on la pose inévitablement en entretien d’embauche – est de me demander où je me vois dans cinq ans. Je n’en sais rien, fichtrement rien. Je ne sais même pas où je me vois dans deux ans.
Quand j’entends des gens confronter la culture et les sports, ça a le même effet sur moi que grafigner un tableau avec des ongles pour d’autres: ça m’agresse. Je n’en peux plus entendre des gens dire qu’investir en culture est automatiquement une dépense tandis que dans les sports, c’est un investissement.
À 15 ans, j’ai troqué le gant de baseball pour la casquette d’arbitre. J’ai vécu à quelques reprises cette classique scène du parent en furie de voir son petit bonhomme être retiré. «C’était pas une prise, ça, l’arbitre!» Je l’ai entendu souvent, celle-là. Et comme par hasard, la joie ne passait jamais dans le coin lorsque ces mots étaient crachés.
Boucher quelqu’un dans une discussion, c’est facile. Suffit de lancer quelques généralités bien tournées, avoir une attitude qui donne une crédibilité à ce que l’on dit et il y a de bonnes chances que notre interlocuteur cherche sa réplique.
Cette semaine, on va prendre ça plus mollo. J’ai envie de parler de gribouillis et de phylactères, d’un art dont je suis passé à deux doigts d’épouser complètement avec des études: la bande dessinée.
Un de mes groupes préférés est Arseniq33, un groupe punk relativement agressif, où règnent deux saxophones décapants, et aux sévères critiques sociales. Le punk n’est pas un style que j’affectionne plus qu’un autre, mais ce groupe vient me chercher dans les tripes. Une de leurs chansons me revient souvent en tête ces temps-ci, avec tout ce qui se dit sur la hausse des frais de scolarité et de l’attitude de certains.
Méchante claque. Le feu des Jardins de Chambord est le genre de drame qui fesse pour une communauté comme Sept-Îles. Je n’ai même pas besoin d’expliquer pourquoi, suffit de penser aux familles qui ont tout perdu. On parle de 47 personnes à la rue. Heureusement, la communauté a réagi rapidement et a été généreuse, certains ont même été magasiner pour les sinistrés. Sauf que… on les met où?!
Je viens de terminer la lecture de La jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolf Hitler, un roman de Michel Folco publié en 2010. Bien que ce ne soit pas son meilleur livre, il y a quand même un intérêt à lire sur l’enfance du FührerFuhrer, tout en ayant parfois un sentiment étrange, comme si notre cerveau avait peur de s’attacher au personnage principal.