Handicap physique et intellectuel: Des organismes de la Minganie à la rencontre de la population

Handicap physique et intellectuel: Des organismes de la Minganie à la rencontre de la population

À l’occasion de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle en 2016, des personnes ayant une déficience intellectuelle ont fait une intervention en ondes à la radio communautaire de Havre-Saint-Pierre CILE FM.

Crédit photo : Courtoisie

Havre-Saint-Pierre – En marge de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, une soirée d’information sur les services offerts aux personnes atteintes d’un handicap aura lieu le 22 mars à 18h à la Shed-à-Morue. Un événement de sensibilisation au cours duquel le film «Gabrielle» de Louise Archambault sera projeté sur un écran géant.

Selon le coordonnateur du centre de jour de l’Espoir de Shelna, Jonathan Lebel, l’organisation d’un tel événement vient répondre à un besoin concret exprimé par la population à de maintes reprises. «On ne voulait pas la faire dans nos locaux. Il faut dire que nous ne serons pas le seul organisme représenté sur place. On veut ici expliquer l’ensemble des services offerts pour les personnes atteintes d’un handicap. Cinq organismes ou organisations y seront représentés», précise-t-il.

L’objectif visé étant de fournir un coffre à outils aux proches de ces personnes pour qu’elles sachent à quel endroit se référer en cas de besoin. «On reçoit beaucoup de questions à ce sujet. On doit souvent référer les gens ailleurs, explique-t-il. Ça les permet de mieux s’aligner. Par exemple, on ne peut pas aider les gens pour l’impôt ou pour l’aménagement de leur maison. Ça vient justifier la pertinence d’un tel événement.»

De plus en plus acceptée, la déficience intellectuelle fait encore l’objet de bien des préjugés. «Selon moi, on n’en parle pas assez. Ça demeure encore tabou en région éloignée, soulève-t-il. Il y a d’énormes différences entre tous les handicaps. Ça ne se fera pas du jour au lendemain. Cependant, on fait de plus en plus de l’intégration communautaire.»

À titre d’exemple, le centre de jour de l’Espoir de Shelna offre la possibilité à ses membres de jouer aux quilles toutes les semaines. Une activité récréative qui vient justement exposer la population à cette différence. «C’est ce type d’action qui contribue à faire tomber les préjugés. On sent que les familles accompagnant une personne déficiente ont de moins en de réserve qu’auparavant à l’exposer en public. Cette méconnaissance qu’ils entretenaient tend lentement à disparaître. On ne peut qu’en sortir gagnant», lance-t-il.

À l’affiche

Sorti en 2013, le film «Gabrielle» de Louise Archambault représente un outil de sensibilisation très efficace en matière de déficience intellectuelle. On suit l’histoire de deux jeunes gens, Gabrielle et Martin, qui tombent follement amoureux l’un de l’autre. Ils se rencontrent au sein d’une chorale «Les Muses de Montréal». Cependant, leur histoire d’amour n’est pas bien perçue, ni acceptée par leurs proches à cause de leur handicap. La particularité de ce long-métrage étant aussi qu’il met en vedette Gabrielle Marion-Rivard qui est atteinte du Syndrome de Williams