Le gymnase «Denise Dignard» : un honneur approprié pour la Port-Cartoise 

Le gymnase «Denise Dignard» : un honneur approprié pour la Port-Cartoise 

Crédit photo : Caroline Leclerc

En grande lettre au gymnase du Centre Cartier, on retrouvera maintenant le nom de Denise Dignard. Un honneur pleinement mérité, dans un lieu où la Port-Cartoise aura multiplié les lancers au panier, où son rêve olympique aura commencé.

«C’est extrêmement touchant et c’est tout un honneur. C’est dans ma ville natale, ma fondation. J’y ai développé mes compétences de vie. J’ai une fierté quand je dis aux gens d’où je viens. J’habite à Toronto, mais je viens de Port-Cartier. C’est mon ancre et c’est très spécial», a mentionné celle qui aura cheminé d’athlète, à entraîneure, à maintenant administratrice pour son sport, le basketball.

Le gymnase du Centre Cartier, qui portera désormais son nom, c’est là que Denise Dignard, maintenant âgée de 57 ans, y a lancé ses premiers ballons, dès son primaire à l’école St-Alexandre. «C’était un lieu de rassemblement, un lieu pour s’amuser, être avec des amis.»

C’est dans cet édifice que son rêve olympique s’est dessiné. Elle aura enchaîné les paniers par la suite au secondaire à l’école Riverview. Denise Dignard s’est rapidement fait remarquer par la suite. En 1976, au secondaire, elle prend part à un camp de basket à Lennoxville, camp en présence de filles de l’équipe nationale. C’est d’ailleurs cette année-là que les femmes ont fait leur entrée aux Olympiques. En souvenir du camp, la Port-Cartoise repart avec une photo sur laquelle est posée avec quelques-unes des joueuses, et avec comme message : «See you on the national team one day».

Son talent ne passe pas inaperçu. Quelqu’un a donné son nom pour Équipe Québec junior. Elle s’est même retrouvée à obtenir un essai avec la formation senior. La suite; elle a gravi les échelons, portant les couleurs du… Canada, et jouant aussi pro en Europe.

Transmettre sa passion

Par la suite, Denise aura été entraîneure, enseignante, mais c’est dans des fonctions administratives qu’elle aura trouvé son équilibre. Elle aura reconnecté avec son sport, le basket, en avril 1998. Depuis, elle est à Basketball Canada comme chef de file de la haute performance chez les femmes à titre de directrice.

Son rêve olympique, elle l’a vécu trois fois, comme chef d’équipe de la formation nationale à Sydney en 2000, à Londres en 2012 et à Rio en 2016. Un rêve qui aurait pu se concrétiser en 1980 comme joueuse, mais les pays occidentaux boycottent le rendez-vous de Moscou.

Après le dojo Chisholm/Poirier, maintenant le gymnase Denise Dignard! Un parcours que la Port-Cartoise raconte cette semaine aux étudiants de sa ville.

Denise Dignard. (Photo : Caroline Leclerc) 

 

«Denise, c’est une sommité au niveau national» – Christian Lepage

 Christian Lepage, c’est l’homme derrière l’idée que le gymnase du Centre Cartier, revampé dans les derniers mois, se voit accoler le nom de Denise Dignard. C’était son lieu dans sa jeunesse, là, elle en a lancé des ballons.

Le basketball était fort populaire à Port-Cartier dans les années 1970, époque où il n’y avait pas encore d’aréna. C’est en 1973 que Christian Lepage y a emménagé, le seul franco du bord des anglophones. Les Dignard, ses voisions arrière, «c’était une famille de basket». Cinq sœurs et deux frères. Les anglophones de la ville dominaient les francophones de l’autre secteur sur le terrain.

«C’était la fierté locale», a mentionné le retraité du Service des loisirs. «Denise, c’était une belle joueuse élégante. Des ballons, elle en a lancé au Centre Cartier. La Ville de Port-Cartier donnait l’opportunité aux jeunes d’aller lancer des ballons, le Centre Cartier leurs appartenait» a-t-il renchéri.

M.Lepage vante aussi le parcours de la Port-Cartoise. Trois expériences Olympiques comme chef d’équipe. «C’est une sommité au niveau nationale», souligne-t-il.