«Au fil du temps – Hommage à Léonard Cohen»: une œuvre de Gabriel Landry rayonne

«Au fil du temps – Hommage à Léonard Cohen»: une œuvre de Gabriel Landry rayonne

On aperçoit ici le directeur artistique des BJM Louis Robitaille et l’artiste-Peintre Gabriel Landry. Ils entourent ici son œuvre «Au fil du temps – Hommage à Leonard Cohen».

Crédit photo : Courtoisie

Originaire de Natashquan, Gabriel Landry a vu son tableau «Au fil du temps – Hommage à Leonard Cohen» se retrouver récemment au cœur de deux événements majeurs à Montréal. C’est-à-dire, le 45e Gala des ballets Jazz de Montréal (BJM) et l’activité «Les chansons de Cohen inspirées par la bible», de la Fondation du Collège universitaire dominicain. Cette visibilité est bien méritée pour l’artiste-peintre qui exerce le métier depuis plus de 30 ans.  

L’intérêt que Gabriel Landry voue à Leonard Cohen découle d’un ensemble de facteurs. «En tant qu’artiste peintre qui se déclare citoyen du monde depuis plusieurs années, le mythe entourant Leonard Cohen, sa vie et son œuvre m’interpellent. (…) Cela dit, si le portrait de Leonard Cohen se veut le point central du tableau en question, certains aspects de la vie et de l’œuvre du personnage m’ont particulièrement rejoint et servi de source d’inspiration», explique-t-il.

Les origines juives de cet auteur-compositeur ont sûrement contribué à susciter de l’intérêt de la part de l’artiste-peintre à son endroit. En effet, ce dernier a auparavant réalisé 22 tableaux inspirés des 22 chapitres de l’Apocalypse. De tout ce travail de création a aussi découlé un livre ayant pour titre «Au-delà de l’Apocalypse», qui a été publié en 2010 par les éditions Novalis.

Une signature singulière

Il utilise une technique pour réaliser ses œuvres qui s’inspire de celle de Picasso. «J’ai été influencé par Ma sorcière bien-aimée. Ce que je fais s’approche effectivement du cubisme. Je considère cela plutôt comme du symbolisme cloisonné. On peut aussi faire un rapprochement avec l’art mosaïque, soutient-il. Ça n’a rien d’intentionnel. Comme je le dis souvent, je vois mon œuvre comme un caléidoscope tourné vers un monde sans frontière.»

Actif depuis longtemps dans le milieu de l’art visuel, l’artiste-peintre n’en demeure pas moins un excellent communicateur. «Ma première exposition remonte à 1986. J’ai terminé mon cours de graphisme en 1973. J’ai rapidement compris que j’étais la meilleure personne pour faire la promotion de mon travail de création, enchaîne-t-il. Ce talent de communicateur m’a toujours été d’un précieux secours. C’est un atout que je suis fier d’avoir.»

En raison de sa notoriété, il arrive aujourd’hui très bien à vivre de son art. «Ça m’a pris du temps pour en arriver là. J’ai eu à faire mes preuves. La valeur de mes toiles me procure un assez bon revenu. Les lithographies permettent à mes œuvres de circuler à un coût plus que modique. C’est une très belle visibilité pour moi. Une excellente carte de visite. J’entends demeurer engagé dans ce que je fais. Il y a toujours un propos social derrière mes œuvres», déclare-t-il

Né en 1950 à Natashquan, Gabriel Landry a vécu les 12 premières années de sa vie à cet endroit. Il y est ensuite retourné chaque été, jusqu’à l’âge de 18 ans. Sa première exposition avait justement pour sujet son lieu de naissance. Sa conjointe est aussi originaire de la Minganie. Depuis les débuts de son parcours à titre d’artiste-peintre, il a reçu de multiples distinctions et ses œuvres ont été mises en valeur lors de divers événements. Pour en savoir plus sur son parcours, il suffit de se rendre au www.gabriellandry.com.