Festival Innu Nikamu : Bâtir des ponts grâce à la musique

Festival Innu Nikamu : Bâtir des ponts grâce à la musique

Après la présentation d’une 30e édition couronnée de succès, le comité organisateur du Festival Innu Nikamu a multiplié les efforts pour en arriver à présenter à nouveau un événement musical de qualité, du 30 juillet au 2 août. Une programmation qui comporte la participation de nombreuses têtes d’affiche. 

Soucieux de bien remplir sa mission consistant à réunir les Autochtones et les allochtones autour de la musique, le comité organisateur a décidé de proposer à nouveau un événement d’envergure pour sa 31e édition.

«On a essayé de mettre en place une édition aussi grandiose et je crois qu’on a réussi, malgré un contexte économique qui ne nous était pas favorable. Pour preuve, on a confirmé d’impressionnantes têtes d’affiche», indique l’un de ses coordonnateurs, Kevin Bacon Hervieux.

Un fait assez surprenant puisque son comité organisateur a eu à composer avec un budget d’opération qui a été amputé de 50%. «Je remercie les artistes qui ont accepté des cachets moindres pour s’y produire, a-t-il tenu à préciser. Ce sont grâce à eux qu’on en arrive à proposer une programmation aussi complète et variée et je leur en suis reconnaissant.»

Un véritable feu roulant

Assez unique en son genre, l’événement se compose principalement de courtes prestations offertes par chacun de ses artistes invités. «On essaie de reproduire ce qui se fait ailleurs dans les gros festivals. Ce sont de petites cases horaires. Les artistes s’enchaînent l’un après l’autre. Comme on est un événement sans alcool, on réussit plus facilement à attirer les familles. Ce sont elles que nous plaçons au cœur de nos préoccupations», renchérit-il.

Comme il le fait depuis maintenant cinq ans, l’événement accorde une place de choix à des artistes ou groupes allochtones, en les invitant à monter sur sa scène au cours du week-end. «Quand on leur parle de l’événement, je les sens réceptifs. C’est un compromis que nous avons fait pour attirer les allochtones et l’on se doit d’admettre que ça fonctionne très bien. Nous n’avons pas à travailler fort pour les convaincre», enchaîne-t-il.

Par la même occasion, le responsable invite les gens à surmonter leurs préjugés envers la communauté autochtone.

«Le festival est là pour les gens, peu importe leur nationalité. Je les invite à se l’approprier. L’image que les gens ont de la communauté diffère de la réalité. Oui, ce sont deux cultures différentes, soulève-t-il. Cependant, rien ne nous empêche d’être ensemble. La musique est un langage commun. On est toujours libre de chanter, de danser et de s’aimer.»

Informations générales

Une programmation diversifiée comportant des prestations de Vincent Vallières, Bears of Legend, George Leach, Derek Miller, Florent Vollant, A Tribe Called Red, Elisapie, Violent Ground, Laura Niquay, Nimuk Kanapé et Laurent Mc Kenzie et le retour d’activités, dont le dîner communautaire du 2 août et le concours de talent amateur, Innu Star qui ont fait leur preuve.

Les personnes désirant obtenir plus d’informations sur la 31e édition du Festival Innu Nikamu sont invitées à se rendre au www.innunikamu.ca pour consulter sa programmation et connaître les coûts d’entrée pour l’une ou l’autre des journées. Le comité organisateur dispose également d’une page Facebook sur laquelle les informations sont mises à jour sur une base quotidienne.


 

 (Photo : Optik 360)