Une famille de neuf se retrouve sans toit à l’aube du temps des Fêtes

Une famille de neuf se retrouve sans toit à l’aube du temps des Fêtes

La résidence de la famille Bellefleur/Ishpatao a été la cible des flammes samedi matin, à Natashquan.

Crédit photo : Courtoisie

Alexis Bellefleur et Florence Ishpatao étaient de passage à Sept-Îles lorsque leur résidence de Natashquan a été la cible des flammes samedi dernier. Ils se réjouissent de savoir leurs enfants sains et saufs, mais ils ont perdu tous les biens matériels se trouvant à l’intérieur de la demeure.

Selon Florence Ishpatao, l’incendie se serait déclaré dans le salon situé au rez-de-chaussée de la maison, samedi matin. «Le copain de ma fille s’est réveillé et trouvait qu’il y avait une odeur de plastique. Quand il est monté pour voir ce qui se passait, il a vu un nuage de fumée. Il a été obligé de marcher à quatre pattes et a vu que le feu était pris dans le salon», raconte-t-elle.

Heureusement, les sept enfants et petits-enfants du couple ont pu être évacués de la maison sains et saufs. «Ils ont eu des blessures mineures, mais tout le monde est en vie», se réjouit celle dont la famille a pu trouver refuge chez sa sœur.

Florence Ishpatao, qui était à Sept-Îles au moment de l’incendie, affirme avoir tout perdu. «Tout a brulé, même nos automobiles», affirme-t-elle. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incendie.

Collecte de dons

Depuis les événements, le Carrefour Famille Minganie, situé à Havre-Saint-Pierre, a lancé une collecte de dons non monétaire, afin de venir en aide à la famille. Il suffit de contacter l’organisme via sa page Facebook pour amorcer une démarche de don. «Nous récoltons des dons en matériel, certificats, cartes-cadeaux et vêtements», indique un responsable du Carrefour Famille Minganie.

Des amis du couple et des membres de la communauté de Natashquan se sont également mobilisés, afin d’amasser des dons. «Ils ont tout perdu: vêtements hommes XL et large, et les deux femmes portent du XL. Les enfants et les bébés (1 an à 5 ans) ont besoin de vêtements (la fillette habille 5 ans et 9 points, un garçon 8 ans et 1 point, et autre garçon habille 1 an et 7 points). Tous les dons sont acceptés», indique Fanny Jomphe sur sa page Facebook.

Positivisme
Bien qu’elle soit secouée par les événements, Mme Ishpatao assure qu’elle reste positive. «L’important, c’est qu’on soit tous en vie. Moi, je veux rester positive pour mes enfants.»

À l’approche du temps de fêtes, la famille dit se sentir plus soudée que jamais. «C’est sûr que ça va nous rapprocher l’un de l’autre. Je suis sûre que l’on va passer un très beau temps des fêtes malgré la tragédie.»