École du Boisé: La directrice complète une formation intensive en zoothérapie

École du Boisé: La directrice complète une formation intensive en zoothérapie

La directrice de l’école du Boisé, Sylvie Roussy, est accompagnée de son compagnon canin Ulysse, qui procure beaucoup de plaisir et de réconfort à ses élèves.

Crédit photo : Courtoisie

Soucieuse de continuer à offrir adéquatement le service de zoothérapie à l’École du Boisé, sa directrice, Sylvie Roussy, vient de compléter une formation intensive de 56 heures en la matière, offerte par Zoothérapie Québec. Loin d’être obligé à la suivre, elle admet avoir beaucoup appris en matière de santé animale et de comportement canin. Sans aucune hésitation, elle ajoute qu’elle n’en retire que du positif.

Le départ de la région de la propriétaire de La Patte Complice a confronté Mme Roussy à un important dilemme. La situation est venue sérieusement mettre en péril l’offre du service de zoothérapie à l’École du Boisé. «Je n’avais pas les compétences pour continuer à offrir un tel service. À tout le moins, ce n’était pas suffisant. C’est venu donner un sens à toutes les consignes d’Hélène Desaulniers. La constance, la clarté et la congruence sont essentielles», avance-t-elle.

Un plus grand sentiment d’appartenance

Tout ceci représente la réalisation d’un projet scolaire qui s’est avéré fort rassembleur. «Quand je vais sur la plage, tout le monde reconnaît Ulysse. Les élèves en sont fiers. Ils se le sont approprié. C’est un très bel atout dans notre école, enchaîne-t-elle.  Je crois que ça rend l’école à dimension humaine.  Je veux que les élèves se sentent chez eux. Plus ils le sont, plus ils se sentent libres d’exprimer ce qu’ils ont à dire et de faire des bons coups.»

Ce chien d’école est utilisé pour effectuer différentes interventions auprès des élèves. À titre d’exemple, il en rassure certains qui présentent des difficultés de lecture, ou il intervient pour mettre fin à un trouble d’opposition chez d’autres. Par sa simple présence, il apporte beaucoup de réconfort aux jeunes plus anxieux. Ils sont aussi en mesure de transférer les apprentissages du chien à leur propre apprentissage et  apprennent par le fait même à être plus responsables.

La genèse de ce projet

Le service de zoothérapie s’est implanté à la suite de l’arrivée d’une élève qui présentait des difficultés d’intégration.  «Elle avait eu de mauvaises expériences scolaires auparavant. On a rapidement constaté qu’on se devait d’expérimenter des méthodes alternatives. J’avais alors entendu parler de l’intervenante en zoothérapie, Hélène Desaulniers, et je lui ai demandé si elle pouvait nous aider, indique Mme Roussy. Elle a fait des animations à l’école. En quelques semaines, les résultats ont été impressionnants.»

L’idée d’adopter un chien est devenue plus concrète pour des motifs, à la base, financiers. «L’argent faisait en sorte que l’on ne pouvait plus  poursuivre un tel programme dans l’école. J’ai rapidement songé à un chien d’école. J’ai fait part à Hélène Desaulniers de toutes mes réserves. Elle m’a convaincue d’aller de l’avant avec ce projet. Je voulais réussir à assurer une présence animale dans l’école. Après avoir convaincu tout le monde autour de moi, elle m’a accompagnée dans ce processus. Je ne regrette aucunement cette décision», affirme-t-elle.