Un dîner en compagnie des députées

Un dîner en compagnie des députées

Marilène Gill et Lorraine Richard lors d’un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Sept-Îles, le 13 avril.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

En formule non partisane, Marilène Gill et Lorraine Richard sont venues présenter les décisions politiques qui ont influencé ou qui influenceront le milieu nord-côtier. Le dîner tenu le 13 avril était organisé pour les membres de la Chambre de commerce de Sept-Îles.

D’emblée, les députées ont invité les gens présents à leur poser des questions et à faire part de leurs enjeux. Pour la députée fédérale de Manicouagan, Marilène Gill, c’était l’opportunité d’expliquer l’impact du palier fédéral sur le quotidien de la population nord-côtière.

«On a souvent l’impression que le gouvernement fédéral est très loin et on se demande ce qu’il fait, outre le transport et les pêches. Une plate-forme comme celle-ci, avec la Chambre de commerce, contribue à nous rapprocher. Je profite de l’occasion parce qu’il y a ici des gens de tous les horizons. Ça permet de nous alimenter de dossiers qui vous interpellent particulièrement», mentionnait Mme Gill.

Pour Lorraine Richard, qui en était à sa première invitation en tant que conférencière devant les membres de la Chambre de commerce de Sept-Îles, la priorité était de bien faire comprendre son rôle de députée provinciale.

«C’est souvent mal compris de la population, tout comme les raisons pour lesquelles je prends certaines décisions. En bref, j’ai trois rôles, soit d’analyser les projets de loi, questionner le gouvernement et représenter mon monde», a-t-elle expliqué.

Mme Richard a aussi invité les Nord-Côtiers à se serrer davantage les coudes, à être plus solidaires.

«On a un grand territoire et les enjeux ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Chacun veut faire avancer les siens d’accord, mais est-ce qu’on serait capable comme région de se donner des priorités ?», a-t-elle demandé.

Questionner les décisions

La députée provinciale y est allée d’une présentation de ses réalisations et a discuté des enjeux qui affectent et continueront d’affecter la région. Elle a ainsi abordé les impacts de la réforme du système de santé et le transport aérien, pour lequel elle déplore qu’il n’y ait pas eu de mesures qui touchent directement le prix du billet. Elle continuera à questionner plusieurs dossiers.

«Mine Arnaud par exemple, j’ai posé beaucoup de questions qui ont pu paraître déplaisantes pour certains. Mais pourquoi continuer à investir de l’argent dans un projet qu’on ne voit pas aboutir.»

Elle a affirmé avoir le devoir de continuer à poser des questions concernant entre autres la Société ferroviaire et portuaire de la Pointe-Noire.

«C’est quoi la rentabilité de tout ça et quelle est l’entente avec les partenaires ? Ce sont des fonds publics à 100 % dont on parle», a-t-elle soulevé.

Dossiers fédéraux

Marilène Gill a aussi fait le bilan, rappelant avoir déposé un projet de loi qui suit son cours dans le dossier des retraités de Cliffs.

«Le Sénat s’en est emparé, et pour l’instant, on a réussi à faire admettre au gouvernement de faire réviser la loi et de donner plus de place aux droits des travailleurs et retraités. Le pouvoir est loin, certes, mais le fait que des gens se mobilisent rend les choses d’intérêt pour le gouvernement», a-t-elle expliqué.

Elle a abordé le dossier du trou noir, qui a fait couler beaucoup d’encre et qui continue de faire son chemin. «Il faut faire comprendre au gouvernement que la solution qu’il offre ne peut pas s’appliquer mur à mur. Leur faire comprendre les réalités régionales.»

Elle s’est dite particulièrement interpellée par les récentes décisions de Pêches et Océans Canada, mais aussi par la légalisation du cannabis.

«Ça arrive rapidement et ça aura des impacts chez vous en tant qu’employeur. Les conséquences de la légalisation toucheront le gouvernement québécois aussi, étant donné que ce sont les provinces qui assumeront tous les coûts. On tente dès lors de faire ralentir le processus», a-t-elle affirmé.