«Dimension»: La solitude comme trame de fond

«Dimension»: La solitude comme trame de fond

L’auteur et metteur en scène, Bernard Fortin (rangée arrière, à droite) est accompagné des comédiens qui composent la distribution de «Dimension», sa prochaine pièce d’autofinancement.

Crédit photo : Courtoisie

Présentée les 15 et 16 juin à 19h30 à l’auditorium du Cégep de Sept-Îles, la pièce d’autofinancement de la troupe Sans Détour «Dimension» aborde la thématique de la solitude dans différentes scénettes. Une problématique sociale importante soulevée dans cette production théâtrale avec une bonne dose d’humour.

Pour une deuxième fois, son auteur et metteur en scène Bernard Fortin a accepté d’unir son talent à celui d’un autre auteur. Cette fois-ci, cet honneur revient à Pascale Joseph qui a écrit et mis en scène une scénette de «Dimension» qu’il qualifie de plus dramatique. «Ce sont des histoires séparées qui ne le sont pas vraiment, tient-il à préciser. Il faut voir la pièce pour bien comprendre de quoi il s’agit. Tout est relié. Il y a un fil conducteur. Ça indique qu’on doit retourner à de vraies valeurs.»

Une intéressante réflexion sur la solitude à laquelle l’auteur ajoute une bonne dose de légèreté pour rendre le tout plus agréable. «C’est un rire qui amène à réfléchir. Je joue autant sur les rires que sur les pleurs. Je veux éviter que ce soit trop lourd pour les spectateurs, insiste-t-il. Cette teinte d’humour est ma signature. Ç’a toujours été ma force. Je reconnais que pour certaines thématiques, ça devient plus difficile. Ça passe souvent par un personnage qui est un peu plus bouffon que les autres.»

La troupe dispose d’un bassin de comédiens de plus en plus expérimentés. «À la base, notre mission est d’offrir une chance à tous de s’initier au théâtre, enchaîne-t-il. On entend continuer de la même voie. En aucun temps, nous n’allons refuser une personne qui a un handicap physique ou intellectuel. Cependant, je me dois de reconnaître qu’un noyau solide de comédiens s’est formé et qu’on s’y réfère en premier lieu.»

Un plaisir évident

L’écriture théâtrale est un mode d’expression artistique que M. Fortin apprécie vraiment. «On doit aller ici plus vite à l’essentiel que lorsqu’on écrit un roman. Je n’ai pas un style d’écriture que l’on peut qualifier de littéraire. Pour moi, le message véhiculé dans une pièce doit être facile à comprendre pour tous. Je me soucie aussi de la durée de mes productions. J’aime que tout soit concis. Je veux m’assurer de garder l’attention des gens du début à la fin.»

Encore aujourd’hui, l’auteur s’explique mal le fait que certaines personnes aient des réticences à se déplacer en salle pour voir une pièce de théâtre. «Ça résulte d’une très grande méconnaissance. Le théâtre s’est démocratisé. Ça fait longtemps que ce n’est plus uniquement réservé à l’élite. On y retrouve une très grande diversité. Il y en a pour tous les goûts. Il suffit tout simplement d’être curieux», lance-t-il.

Acteur communautaire

La troupe Sans Détour offre ses services aux organismes à but non lucratif. Jusqu’à maintenant, elle a permis la présentation de pièces autour de différentes thématiques telles que la santé mentale, l’Alzheimer, la violence conjugale et même l’homophobie. Une collaboration qui constitue un très intéressant moyen de sensibilisation, mis à leur disposition à un coût modique.

Elle propose un théâtre qui se dit populaire. Les billets pour assister à «Dimension» sont en vente au coût de 15$ auprès des comédiens et à la porte avant l’une ou l’autre des deux représentations.