Décès en octobre 2015: Les policiers n’ont commis aucune infraction criminelle

Décès en octobre 2015: Les policiers n’ont commis aucune infraction criminelle

Crédit photo : Archives - Le Nord-Côtier

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) conclut que les policiers de la Sûreté du Québec et ceux de la Sécurité publique d’Uashat mak Mani-Utenam (SPUM), impliqués dans une intervention le 5 octobre 2015 à Sept-Îles et pendant laquelle un homme est décédé, n’ont commis aucune infraction criminelle.

Le 5 octobre 2015, les policiers de la Sûreté du Québec ont répondu à un appel concernant un homme agité près du centre de santé de Sept-Îles. Selon les informations fournies, «ce dernier criait et avait des hallucinations en plus de verbaliser que l’hôpital allait exploser», a fait valoir le DPCP jeudi, dans un communiqué. Les autorités ont tenté de «raisonner l’homme, mais en vain», est-il écrit.

L’enquête a permis de révéler que les policiers de la SQ «n’ont eu d’autres choix que de le maîtriser par la force». C’est durant cette procédure que les policiers de la SPUM sont arrivés en renfort. «Les policiers se sont aperçus que l’homme ne présentait plus de signes vitaux. Ils ont tenté de le réanimer et il a été amené, sans délai, à l’urgence (…) Son décès est survenu au centre hospitalier (…) le 8 octobre 2015».

Arrêt cardio-respiratoire

Le rapport du pathologiste conclut «qu’il est très improbable que l’intervention policière (…) ait contribué de quelque façon que ce soit à l’arrêt cardio-respiratoire que l’homme a subi et qui a entrainé son décès». L’hypothèse «la plus probable» c’est que l’homme a subi un arrêt cardio-respiratoire des suites de la prise de cocaïne, conclut le pathologiste.

Comme le veut la loi lorsqu’il y a mort d’homme pendant une intervention policière, l’enquête est transférée à un autre corps policier. Dans ce cas, c’est le Service de police de la Ville de Québec qui a mené l’enquête indépendante. Le procureur qui a participé à l’analyse du dossier a déjà informé les proches de la personne décédée des motifs de la décision de ne pas porter d’accusation.