Des débordements dérangeants pendant le capelan à Gallix

Des débordements dérangeants pendant le capelan à Gallix

Pendant plusieurs semaines, les bancs de capelans frayeront sur les rives sablonneuses de Sept-Îles.

Crédit photo : archives

Le capelan roulera bientôt sur les rives de Gallix, si ce n’est déjà fait. D’année en année, la période est synonyme de festivités et de rassemblements dans la région. Mais les citoyens qui demeurent au bout de la rue Bell se disent inquiets des dérangements occasionnés par certains pêcheurs de capelans.

Ils étaient plusieurs à s’être déplacés à la séance de conseil municipal la semaine dernière pour expliquer les désagréments vécus lors de la période de frayage du capelan. Vandalisme, vols, bruits nocturnes excessifs et problèmes de stationnement font partie de ce qu’ils endureront pendant trois semaines. Les citoyens exaspérés demeurent tous au bout de la rue Bell, à l’endroit où elle longe la rivière Brochu pour devenir la rue Bellevue.

Pour Richard Langlois, une surveillance accrue pourrait être nécessaire.

«On aimerait que vous fassiez quelque chose. Les gens ne veulent pas aller jusqu’à la pointe pour se rendre à la plage, ils préfèrent passer sur nos terrains, ça vire quasiment à la chicane. Non seulement ça, mais on se fait casser les oreilles par les VTT pendant trois semaines jusqu’à trois heures du matin», faisait valoir le citoyen de Gallix.

Son voisin, Réjean Duguay mentionnait que le vandalisme atteint désormais des niveaux inquiétants.

«C’est de la violence qu’on vit. C’est du vandalisme, du vol, ça lance des bières sur nos voitures et nos maisons. Ils sont partis avec ma galerie l’an passé! C’est dommage parce qu’il y a sûrement des familles qui ne viennent pas, à cause de la délinquance», a-t-il fait remarquer.

Réglementer le stationnement

Les citoyens de la rue Bellevue ont également demandé à la Ville d’agir pour limiter le stationnement à un seul côté de la rue.

«La rue n’est pas tellement large, on arrive chez nous et on est souvent incapable d’entrer dans notre allée. S’il arrivait quelque chose, je ne suis pas certain qu’un véhicule d’urgence pourrait se rendre bien loin», a dit M. Langlois.

Une autre citoyenne du secteur anticipe la période du capelan pour les mêmes raisons.

«J’ai deux enfants avec un handicap et qui ont le droit que le transport scolaire vienne les chercher directement chez nous. Pendant les trois semaines du capelan, les gens vont laisser leurs véhicules dans la rue et l’autobus scolaire ne pourra pas passer. C’est moi qui devrai les transporter», expliquait-elle.

M. Duguay proposait lors de la séance du conseil que des pancartes ou tréteaux soient installés pour interdire le stationnement. Un agent de sécurité pourrait aussi être engagé pour surveiller le tout, a-t-il suggéré. Pour le maire Réjean Porlier, il y aurait possibilité de limiter le stationnement.

«Mais ça demande des changements dans la réglementation, on ne peut pas décider demain d’installer des pancartes. Mais on va parler avec la Sûreté du Québec, voir ce qui peut être fait pour de la surveillance.»

Gervais Gagné anticipe la venue du capelan

Difficile de trouver des aspects positifs au roulement du capelan sur les rives de Gallix, pour le conseiller Gervais Gagné.

«Il n’y a pas tellement de positif pour les gens du secteur. La plupart des personnes qui se ramassent ici pour le capelan, c’est des gens de l’extérieur. Ils n’ont pas de misère à se sentir chez eux par contre. Ils font des feux sur la plage, arrivent en VTT et invitent une vingtaine d’amis», déplore-t-il.

Il convient que les choses ont pas mal changé depuis l’époque de la fête annuelle du Frolic du capelan.

«C’était festif à l’époque, mais les gens étaient plus respectueux des résidences d’autrui. C’était plus surveillé aussi.»

Une solution pourrait être le retour d’un évènement plus organisé comme à l’époque, mais en attendant, le conseiller va dans le sens des citoyens de son district. Selon lui, un agent de sécurité pourrait être présent sur la rue Bellevue pendant la période du capelan. Ainsi, ce dernier pourrait avertir, mais aussi agir à titre de témoin si la SQ n’est pas là pour constater un délit.

«Ça a bougé pour les loups à Moisie, et bien les citoyens de mon district en méritent autant», soutient-il.