La Course GDPL – Un seul mot : Fierté!

La Course GDPL – Un seul mot : Fierté!

Le même décor, mais celui d'une photo significative, au Stade Olympique, lieu de l'arrivée après 270 km de course à relais de Québec à Montréal pour les trois délégations de la région, celle de Jean-du-Nord/Manikoutai (en galerie), celle du Cégep de Sept-Îles et celle de jeunes innus des écoles Manikanetish et Manikoutai ainsi que de l'Institut d'enseignement de Sept-Îles (en galerie).

Crédit photo : Photos : courtoisie

Les quelque 80 étudiants de Sept-Îles et Uashat mak Mani-Utenam qui ont couru Québec/Montréal, à relais, durant près de 30 heures, de samedi à dimanche, oublieront rapidement les douleurs et courbatures de la Course du Grand défi Pierre Lavoie. Il en sera certainement tout le contraire pour la fierté ressentie, l’accomplissement de 270 kilomètres, guidé par le dépassement de soi.

Les étudiants du Cégep de Sept-Îles et leurs accompagnateurs voudront certainement garder en souvenir leur participation à l’événement et non ce qui s’est produit lundi matin. L’autobus de la compagnie Intercar les ramenant à Sept-Îles s’est retrouvé dans le fossé à Pointe-aux-Anglais. Que quelques blessures mineures.

Ce n’est pas de l’accident que la responsable de la délégation du collège veut que les jeunes retiennent, mais de leur réussite. «Je suis vraiment fière de notre gang. Ils ont tous fait leur relais, ils sont même passés au travers de la nuit», a laissé entendre Mélanie Rouxel, qui avait certaines craintes avant l’événement en raison du fait qu’elle avait moins de coureurs sous la main qu’en 2017.

L’arrivée au Stade Olympique ressort comme fait marquant. «Le plus beau moment : la ligne d’arrivée. On a fait le dernier kilomètre en gang et on a été accueilli par Pierre Lavoie», a-t-elle mentionné, soulignant la belle température tout au long de l’aventure.

Innus

Le même genre d’émotions ressort aussi des propos de Roger Vachon, responsable de la délégation de jeunes innus en provenance des écoles Manikanetish et Manikoutai et de l’Institut d’enseignement de Sept-Îles.

«C’est ma cinquième année et c’est toujours plus gros. J’ai vécu beaucoup d’émotions. Certains jeunes étaient moins préparés, plusieurs commençaient à la course, mais ils ont tous démontré du dépassement de soi. Même en ayant mal aux jambes, ils faisaient leur relais. Ils ont travaillé ensemble», a-t-il souligné.

Encore là, l’accueil à l’arrivée s’avère marquante. «Pierre nous accueille et il me pousse à aller plus loin dans mes projets et à rejoindre plus de monde», a renchéri M. Vachon, content de voir trois anciens (Byron Michel, Yoan Grégoire et David Jean-Pierre) l’accompagner. «Ils ont tripé autant et veulent continuer à aller de l’avant. Il y a de la relève.»

Jean-du-Nord/Manikoutai

Les propos sont aussi encenseurs du côté de Vicky Lalonde, responsable du contingent de 34 jeunes des écoles secondaires de la rue Comeau, Jean-du-Nord et Manikoutai. «C’est une belle édition. Nos jeunes ont été exemplaires, ils ont relevé leur défi. Ils étaient très encourageants avec les autres écoles, même s’ils étaient épuisés. C’était beau à voir», a-t-elle mentionné.

Le départ alors que des milliers de jeunes ont couru ensemble les deux premiers kilomètres dans la Vieille Capitale, la portion dans la nuit, le sourire et la présence des bénévoles et de voir gens dans les villages assis sur leur terrasse ou leur gazon au passage des délégations sont tous des moments marquants.

«Il y a aussi deux de nos coureurs qui ont remis à des jeunes leur médaille. Et pour nos secondaires 5 qui s’entraîne depuis la première année à l’école, c’était émouvant. Ils ont envie de s’impliquer. Notre mandat est réussi», a-t-elle ajouté. «Ils sont la relève de demain, ils sont la prochaine génération à changer les choses, pour un monde plus sain et plus actif. J’y crois et eux aussi», a indiqué l’enseignante sur sa page Facebook, fière aussi de ses acolytes accompagnateurs.